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Roland-Garros: Li Na, la victoire pour l'histoire
TENNIS•La Chinoise est la première asiatique à remporter un titre du Grand Chelem en simpleRomain Scotto, à Roland-Garros
De notre envoyé spécial à Roland-Garros
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Les «Come on Li Na!» ont finalement couvert les «Forza Franci!». Et l’hymne chinois éteint celui de la Squadra. Sur l’estrade montée à la va-vite sur le Central, c’est Li Na, et non Francesca Schiavone, qui prend la pose pour les photographes. La Chinoise de 29 ans exhibe son premier trophée du Grand Chelem en simple. Le premier d’une joueuse asiatique dans un tournoi majeur. Dans le monde du tennis, cette première était attendue depuis longtemps. Au-delà d’une redistribution des cartes sur le plan sportif, elle ouvre des perspectives commerciales que la WTA ne soupçonnait pas, il y a encore quelques années.
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Li Na n’a sûrement pas pensé à cela au moment de célébrer ce premier grand sacre à Roland-Garros. Mais elle a toujours fait de la promotion de son sport une priorité pendant le tournoi. Sa victoire devrait avoir un écho considérable à 8.213 kilomètres de là. Surtout si la télé chinoise diffuse les images de joie de la joueuse, quelques minutes après son exploit. Dans le salon des joueurs, personne n’a échappé à l’embrassade générale du gang des t-shirts jaunes, célébrée par des «Wu! Wu! Wu!» en signe de victoire.
D’autres victoires avec son nouveau coach?
La joueuse a été longuement félicitée pour son grand match. Les bises ont claqué de tous les côtés pour féliciter celle qui a fait le jeu pendant deux sets 6-4, 7-6 en finale. Avec ses lourdes frappes, la Chinoise a étouffé le lift de la tenante du titre, promenée pour la première fois du tournoi aux quatre coins du court. L’Italienne n’a pas non plus digéré une erreur d’appréciation de l’arbitre sur une balle faute à 5-5 dans le deuxième set. Elle en a perdu son tennis par la suite même si «ce n’est pas un point qui fait la différence sur un match.»
Li Na, elle, s’est hissée à la hauteur de l’événement selon son mari (et ex-coach). A la manière d’un Nadal, elle est montée en puissance, alors qu’elle aurait pu prendre la porte dès le premier tour. C’est en effet face à la Tchèque Zahlalova qu’elle a connu le plus de sueurs froides. «Elle a beaucoup appris de l’Open d’Australie, et de sa finale (perdue) à Melbourne. Elle savait comment gérer cet événement», explique Jiang Shan qui la coachait à l’époque sur le circuit. Depuis, elle s’est adjoint les services d’un entraîneur à plein temps, Michael Mortensen. Jusque-là, sa collaboration avec la Chinoise ne devait pas excéder quelques semaines. Mais à la voir déambuler avec son trophée, on comprend vite que les recettes du Danois semblent lui plaire.



















