Recrue aux statistiques décevantes, le Nigérien répond aux critiques. Avec une franchise confondante.

Quel bilan faites-vous de vos six premiers mois sous le maillot bordelais ?

Si je devais me noter, je ne me mettrais même pas un sur dix. Ce n’est pas moi. Partout où je suis passé, j’ai marqué. Je ne sais pas ce qui se passe, je me pose des questions. Il me faut un déclic. Un but suffirait.

Que pensez-vous de l’idée de recruter un attaquant ?

Je m’en fous. Les gens dramatisent, ils veulent Ronaldo ou Ibrahimovic, c’est n’importe quoi. Les attaquants, on les a. Qu’on nous donne de bons ballons, et on marquera. Je crois en mon talent. Si on me met à mon poste, je suis capable de beaucoup de choses. Mon style, c’est jouer dans l’axe et recevoir de longs ballons, comme à Monaco. C’était un jeu direct, et ça marchait. Ici, il faut faire des passes, tout ça… On joue au football. C’est plus compliqué.

Face à la déception des supporters, vous sentez-vous sous pression?

Non. Je sais que ça va venir. Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent. S’ils sont déçus, c’est leur problème, je m’en bats les couilles. Moi, je suis tranquille, j’ai mon contrat à Moscou. Je préférerais rester à Bordeaux, mais si ça ne marche pas, je rentre, pas de problème. L’entraîneur du CSKA veut me faire revenir, il ne fait que parler de moi, il m’appelle tous les jours. Il m’a dit que je serais toujours le bienvenu. La saison prochaine, eux, ils joueront la Ligue des champions.

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