La gueule de bois de Boulogne-sur-Mer
FOOTBALL•Le 18e de Ligue 1 se remet tant bien que mal de son élimination par Quevilly en Coupe de France...Antoine Maes
Jacques Wattez voulait éviter de faire la Une des journaux, mais ce mercredi matin, il ne s'approchera pas des kiosques en allant chercher ses croissants. Car mardi, son USBCO a été laminé par une équipe de CFA, Quevilly (3-1), et la honte boulonnaise va s'étaler dans toutes les gazettes de France. Le président boulonnais a été tellement marqué par cette défaite qu'il a décidé de rembourser les supporters ayant fait le déplacement. «Hier [mardi], nous avons failli. L'équipe n'a pas été à la hauteur de l'événement, admet-il, dépité, sur le site du club. Nous assumons cet échec: tous ceux, supporteurs et partenaires, qui ont participé au déplacement seront remboursés.» Il ne reste plus aux Rouge et Noir qu'à s'accrocher à leur rêve de maintien, très hypothétique, pour conclure une année bien compliquée.
Sur la pelouse du petit poucet, Boulogne a traversé les 45 premières minutes comme un cauchemar. Jamais deux passes de suite, des contrôles manqués et des fautes de marquage, tel était le menu du soir pour les coéquipiers de Matt Moussilou.
«On ne peut faire que mieux»
Le forfait d'Olivier Kapo à l'échauffement (adducteurs) n'explique pas tout : l'équipe alignée par Laurent Guyot n'était qu'un vague fantôme de celle qui reste sur deux victoires consécutives en L1. «On ne peut faire que mieux», a même lâché Serge Le Dizet à la pause. Le mieux n'est jamais venu. Pourtant, l'USBCO était encore dans le match à la mi-temps, grâce à un but totalement contre le cours du jeu de Marcq (2-1, 47e), le premier encaissé par les Normands dans cette compétition. Avant ce miracle, Boulogne a pris des coups, en encaissant d'abord un but d'un ancien de la maison boulonnaise, Coquio, après une erreur de marquage de Lévêque (1-0, 11e) et un autre de Laup (2-0, 30e), après une bourde de Bellaïd. Mais l'apathie boulonnaise était générale, et Ouahbi en a profité pour tromper une nouvelle fois Bédénik (3-1, 67e). Un quart d'heure plus tard, Jacques Wattez avait déjà quitté les tribunes.


















