• Sans doute briefés, les joueurs de l'OM ont refusé d'évoquer le coup de pied de Patrice Evra en zone mixte.
  • L'entraîneur de Marseille Rudi Garcia a lui très brièvement réagi... Et sa réaction étonne supporters et suiveurs de l'OM.

Il arrive qu’un journaliste soit de connivence avec son interlocuteur (c’est mal). Parfois, l’intervieweur est en colère contre l’interviewé (c’est rare). Et de temps en temps, on ressent tout bonnement de la pitié. Car cela peut être simple de poser une question, et très compliqué d’y répondre.

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Quand notre confrère de BeIN Sports a demandé à Rudi Garcia à quoi allaient ressembler les « prochaines heures » de Patrice Evra, l’entraîneur olympien était bien embarrassé. Parce que le sujet est sensible, bien sûr. Mais surtout parce qu’il n’en sait rien - la décision sera prise par d’autres, et surtout plus tard.

« J’étais dans le vestiaire, je vais regarder ce qu’il s’est passé. Mais je peux dire deux choses », a commencé Rudi Garcia. Il a beau avoir préparé sa réponse, il ne sait pas trop comment s’en dépatouiller. Alors, l’entraîneur s’accroche à sa liste. Deux choses, donc :

  • « Patrice est un joueur plus qu’expérimenté. Il ne doit surtout pas réagir, c’est une évidence. Il doit tenir ses nerfs. »
  • « On ne peut pas répondre à des insultes, aussi basses soient-elles, aussi incroyables soient-elles, parce qu’elles viennent de l’un de nos supporters. Ce n’est pas un supporter de l’OM, car on ne peut pas insulter ses propres joueurs ! »

La liste pourrait s’arrêter là, mais non, Rudi Garcia est lancé, alors il poursuit. « Ce qui est certain, c’est que moi, je me suis retrouvé avec un joueur de moins, et une solution de remplacement de moins. » On commence à tousser, et Garcia en remet une couche :

Et je suis privé d’un deuxième joueur ensuite, le petit Bouba Kamara, victime de deux cartons jaunes. Le premier gracieusement offert par l’arbitre. J’ai donc deux joueurs en moins alors que le turn-over doit être important.

On cesse de tousser et cette fois on s’étrangle : comment a-t-on pu passer d’une question sur l’avenir d’Evra à une critique de l’arbitrage, en passant par une improbable auto justification d’un coaching foireux ? La force de l’habitude, sans doute. Car on le sait, Rudi Garcia n’aime pas forcément répondre aux questions des journalistes. Mais il aime beauuuucoup parler d’arbitrage.