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Football: Le spray a séduit la Ligue 1

Football: Le spray a séduit la Ligue 1

FOOTBALLIl a fait son apparition en France en début de saison…
Romain Baheux (avec F.L., S.M. et D.P.)

Romain Baheux (avec F.L., S.M. et D.P.)

Désormais, la mousse se consomme aussi sur le terrain en France. Arrivé cet été dans la foulée d’une démonstration grand public au Mondial, le spray figure à la ceinture des arbitres de Ligue 1 et de Ligue 2 -ainsi qu'en National et en D1 féminine- à chaque journée de championnat. Utilisé pour marquer l'emplacement de la faute et maintenir le mur à distance réglementaire du tireur de coup franc, l’engin avait déjà ses adeptes, comme René Girard. «Ce qui m’étonne, c’est que l'on n’y ait pas pensé avant parce que c’est quelque chose de simple qui existe en Amérique du Sud depuis une éternité, souligne l’entraîneur du Losc. On s’aperçoit qu’avec un petit coup de mousse, tout le monde se tient à carreau et à distance.»

«L’arbitre peut regarder s’il y a des fautes dans la surface»

Sur la pelouse, l’initiative est plutôt appréciée. Si le défenseur de l’OL Samuel Umtiti estime «qu’il y a encore des murs qui avancent», la plupart des tireurs jugent l’exercice plus cadré qu’avant l’apparition de la mousse. «Les murs restent à distance réglementaire, note Jordan Veretout, en charge des coups francs à Nantes. Quand on défend, l’arbitre nous menace de nous en foutre plein les pompes si on ne se recule pas.» «C’est important pour l’intérêt du jeu, estime l’ex-arbitre Alain Sars. Quand j’officiais et qu’il y avait un tireur comme Juninho, les murs adverses essayaient de gratter des centimètres. Il avait moins de chances de marquer. Là, on a plus de chances d’avoir des buts sur coup franc.»

Après plus d’un mois d'utilisation, difficile encore de déterminer à quel point le spray favorise les tireurs de l’Hexagone. Pour certains, il dépasse même sa simple fonction de flicage des joueurs. «Avec ça, l'arbitre n’est pas obligé de replacer le mur toutes les trente secondes, analyse l’entraîneur de l’OL Hubert Fournier. Ses yeux se portent dans les endroits où se passent le jeu et les fautes sur la surface.» Là où il n’y a pas besoin de mousse si une faute est sifflée.