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Fair-play financier: Comment le PSG peut-il continuer à recruter des stars?

Fair-play financier: Comment le PSG peut-il continuer à recruter des stars?

FOOTBALLParis doit trouver près de 100 millions d’euros pour équilibrer ses comptes…
Bertrand Volpilhac

B.V.

Les communiqués officiels attendront jeudi. Mais a priori, comme le révèlent Le Parisien et RMC mardi, le PSG ne devrait pas être trop lourdement sanctionné par l’UEFA dans le cadre du fair-play financier. Son contrat avec son sponsor principal, Qatar Tourism Authority (QTA), annoncé à hauteur de 200 millions d’euros, va être dévalué de moitié. Ce qui va contraindre le club parisien à trouver l’autre moitié (ou a réduire ses dépenses de 100 millions) d’euros d’ici la saison prochaine, en plus de payer une amende. Mais ne l’empêchera pas de recruter, à condition de justifier les dépenses avec des revenus. Alors, comment le PSG va faire pour se mettre en règle sans renoncer au recrutement de ses rêves (Hazard, Pogba)? Eléments de réponses avec Bastien Drut, économiste du sport.

Profiter de l’augmentation des droits télés et de la billetterie

Indirectement, le PSG va profiter de sa nouvelle attractivité et, ensuite, de celle du championnat. «Paris va accentuer ses revenus car les droits télés de la Ligue 1 et de la Ligue des champions ont augmenté», explique Bastien Drut. De même, les dirigeants parisiens ont pris les devants en «augmentant de manière très significative le prix des places au Parc des Princes la saison prochaine, ajoute-t-il. Mais ces deux apports ne seront pas suffisant pour apporter ne serait-ce que la moitié des 100 millions d’euros.»

Signer de juteux contrats avec des entreprises non-qataries

Il est reproché au PSG d’avoir le même actionnaire que son sponsor principal, QTA. S’il veut trouver de nouveaux financements, il faut donc qu’il se tourne «vers des grandes entreprises qui ne soient liées au Qatar pour du sponsoring, soumet Drut. Ce qui ne sera pas forcément difficile: avec la dimension supplémentaire du PSG, l’un des nouveaux grands clubs européens, c’est beaucoup plus facile de séduire.» Récemment, le club parisien a ainsi conclu des partenariats avec Microsoft (Etats-Unis) ou encore Nivea (Allemagne). Et s’il souhaite toujours profiter de l’argent qatari? «C’est possible aussi, mais il faudrait plus de contrats avec différentes entreprises du Qatar, dont les montants seraient moins élevés, plus proches des contrats sponsorings des autres clubs européens.»

Réduire son train de vie et vendre quelques joueurs

Ce sera sans doute la solution de dernier recours si Paris ne s’en sort pas. En pleine expansion sportive et financière, on voit le club décider soudainement de se serrer la ceinture. «Je ne les vois pas du tout mettre en place une politique d’austérité salariale, confirme Drut. Ce n’est pas dans leur priorité de faire baisser leur train de vie. En revanche, ils pourraient décider de vendre des joueurs au cas par cas. On parle récemment d’une grosse offre de Manchester United pour racheter Cavani. Ca pourrait être une solution opportuniste pour s’épargner un gros salaire et réaliser une plus-value financière.»