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Toulouse/Serge Aurier: «Mes deux équipes de cœur iront au Mondial»

Toulouse/Serge Aurier: «Mes deux équipes de cœur iront au Mondial»

FOOTBALL – L’international ivoirien du TFC, longtemps courtisé par la France, est qualifié comme les Bleus pour la Coupe du monde au Brésil…
Propos recueillis par Nicolas Stival, à Toulouse

Propos recueillis par Nicolas Stival, à Toulouse

A bientôt 21 ans (le 24 décembre), Serge Aurier est déjà plus qu’un espoir. Arrivé de Lens en janvier 2012, le défenseur repositionné sur le flanc droit du 3-5-2 made in TFC réussit un excellent début de saison. L’international ivoirien, né à Abidjan avant de grandir à Sevran (93), évoque son jeu engagé et sa fidélité à Toulouse, malgré l’intérêt, entre autres, d’Arsenal. Sans oublier les nombreuses sollicitations, finalement infructueuses, de Willy Sagnol, le sélectionneur des Espoirs français.

Vous serez suspendu jeudi à Lyon. Avec l’Ajaccien Lasne et le Stéphanois Lemoine, vous détenez le record de cartons jaunes cette saison (12)…

Je ne me pose pas de questions. Si je dois prendre un carton rouge pour que l’équipe conserve un bon résultat, je le ferai sans calculer. C’est aussi ce qui fait ma force. Je ne joue pas avec le pied levé. J’avance, c’est comme ça. Il y a également des cartons qui ne sont pas mérités. Mais comme j’ai une grande gueule et que, parfois, je n’arrive pas à me contrôler… Je parle beaucoup avec les arbitres. C’est quelque chose que je dois corriger mais aujourd’hui, je ne peux pas me maîtriser. Avec le temps, je vais progresser.

On parle beaucoup d’un intérêt d’Arsenal. Avez-vous un plan de carrière?

Ceux qui me connaissent bien savent que j’aime la stabilité. J’ai une grosse saison à faire avec Toulouse. On n’est pas sortis d’affaire. Il reste cinq matchs avant la trêve. Partir en vacances et être dans les six premiers, ce serait très bien pour la suite du championnat. Le plus important pour moi, c’est de progresser. Alors, tout ce qui concerne mon entourage, les histoires de transfert…

Vous avez prolongé cet été avec le TFC…

Oui, jusqu’en 2018. Je n’ai pas la tête ailleurs, je suis très content ici. Le TFC m’a tout apporté. Il y a quelques années, j’étais descendu en Ligue 2 avec Lens. Je n’avais pas fait de très bons matchs en L2 et Toulouse s’est intéressé à moi. Je dois tout à ce club. Tout se passe bien pour l’instant pour moi. Je veux que ce soit pareil sur le plan collectif. On a une équipe pour disputer les six, sept premières places.

Willy Sagnol a regretté que, faute de passeport français, il n’ait pas pu vous prendre avec l’équipe de France Espoirs…

A présent, j’ai le passeport. Mais au moment où Willy Sagnol me voulait, j’étais dans une situation un peu compliquée. J’ai parlé plusieurs fois avec lui et avec mon agent. Il voulait que je vienne, moi aussi d’ailleurs. Mais j’ai toujours dit que ma priorité, c’était mon club, et que ce qu’il y avait autour était un plus. J’ai fait un choix. Je suis qualifié pour le Mondial brésilien avec mon pays et cela me permettra de disputer une Coupe du monde, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Je suis très content, et aussi très content pour l’équipe de France. Mes deux équipes de cœur iront au Mondial. On ne peut pas rêver mieux.