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Mondial 2022: Un rapport d'Amnesty International confirme l'exploitation des ouvriers au Qatar

Mondial 2022: Un rapport d'Amnesty International confirme l'exploitation des ouvriers au Qatar

FOOTBALLL'ONG a publié un rapport alarmant sur les conditions de travail...
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Amnesty International a dénoncé une exploitation «alarmante» des travailleurs immigrés au Qatar et appelé ce pays à saisir l'occasion du Mondial-2022 qu'il organise pour prouver son respect des droits de l'Homme.

Dans un rapport rendu public dimanche lors d'une conférence de presse à Doha, l'organisation de défense des droits de l'Homme a également exhorté la Fifa à faire pression sur le richissime émirat gazier pour qu'il améliore les conditions des ouvriers étrangers, majoritairement asiatiques.

«Nos conclusions montrent un niveau alarmant d'exploitation dans le secteur de la construction au Qatar», a déclaré le secrétaire général d'Amnesty, Salil Shetty, à l'occasion de la publication du rapport de l'organisation, «L'aspect sombre de la migration: pleins feux sur le secteur de la construction au Qatar avant la Coupe du Monde».

Des ouvriers privés de salaire

«Il est simplement inexcusable que tant de travailleurs immigrés soit impitoyablement exploités et privés de leur salaire dans l'un des pays les plus riches du monde», a-t-il ajouté. Le rapport estime que l'exploitation des ouvriers «s'apparente dans certains cas à du travail forcé». «La Fifa a le devoir d'adresser un message fort selon lequel elle ne tolèrera pas les violations des droits de l'Homme sur les chantiers liés à la Coupe du monde» de football, a-t-il dit.

«Nous avons rencontré des responsables (du Qatar), qui se sont déclarés prêts à reconnaître qu'il y a un problème (...)» et sont prêts à «trouver des solutions», a dit M. Shetty. Le Qatar, engagé dans un ambitieux chantier de plusieurs milliards de dollars pour accueillir le Mondial-2022, a été la cible d'une campagne de la presse étrangère et d'ONG l'accusant d'exploiter les travailleurs sur ces chantiers. Plusieurs seraient même décédés lors des derniers mois.