Serie A: Les autorités enfin disposées à agir contre le racisme
FOOTBALL•Après de nouveaux chants racistes entendus ce week-end à Bologne...20 Minutes avec AFP
Le championnat d'Italie, toujours confronté au problème du racisme dans ses stades, a changé de méthode cette saison et déjà fermé quatre fois les tribunes incriminées depuis le début de la saison, mais les offenses continuent.
Dimanche, les redoutés tifosi de l'Hellas Vérone ont entaché à Bologne la minute de silence à la mémoire des centaines de victimes du naufrage de la barque de réfugiés de Lampedusa. Rien de condamnable pénalement, mais le chant funèbre entonné avec ironie a choqué, et abimé l'image de la Serie A. Déjà les deux clubs romains et les deux clubs milanais ont dû jouer cette saison chacun un match avec la tribune de leurs plus ardents tifosi fermée pour cause de racisme: insultes à Mario Balotelli, cris de singe contre Paul Pogba ou Kwadwo Asamoah, chant anti-napolitain («Vésuve, lave-les tous»)...
Un match à huis clos à chaque incartade
Et à la première nouvelle incartade, le stade sera à huis clos, conformément au tour de vis voulu par l'Uefa et adopté par la Fédération italienne (FIGC). Les autorités essayent également de lutter contre les banderoles offensantes. Depuis 2007, il faut une autorisation préventive, mais les tifosi contournent la règle en entrant dans le stade avec chacun un bout de tissu sous le tee-shirt et font des travaux de couture avant-match.
Tout cela se produit «dans un pays où un sénateur de la Ligue du Nord, Roberto Calderoli, a pu comparer publiquement le ministre - noir - de l'intégration Cecilia Kyenge à un orang-outan», rappelle le magazine Sportweek de la Gazzetta dello sport dans un dossier consacré au racisme dans le calcio.


















