Equipe de France U20: Pierre Mankowski «n'a jamais un souci de comportement» à signaler
FOOTBALL – L'ancien adjoint des Bleus vise le titre à la tête des U20 lors de la Coupe du monde en Turquie...Julien Laloye
Il les entraîne depuis qu’ils ont seize ans et jure qu’ils sont le futur du football français. Pierre Mankowski, entraîneur de l’équipe de France des moins de 20 ans en lice pour le titre mondial de la catégorie en Turquie – premier match face au Ghana vendredi soir - peut compter sur l’une des générations françaises les plus aguerries à cet âge, avec Pogba, Umitti, Zouma, Kondogbia et autres Thauvin. L’une des plus respectueuses également, assure celui qui a vécu le drame de Knysna de l’intérieur.
La nouvelle génération du foot français est-elle compliquée à gérer?
Pourquoi? C’est des gars qui ont la tête sur les épaules. Ils sont tops, ils comprennent les moments où ils peuvent rire, ceux où il faut être très concentré, ceux où ils peuvent chambrer sans jamais manquer de respect à qui que ce soit. Quand ils se retrouvent en sélection, on a l’impression qu’ils ne se sont pas vus depuis des années. Ils sont bien ensemble.
Avez-vous le sentiment que ce qui s’est passé chez les A et les Espoirs dernièrement oblige cette sélection à être encore plus exemplaire dans l’attitude?
Il ne faut pas généraliser le comportement de deux ou trois joueurs qui ont fait quelques erreurs. Cette génération je l’entraîne depuis trois ans est sans problèmes. On n’a jamais eu un souci quelconque. Ils sont très respectueux, à l’écoute, bosseurs…tout le staff prend beaucoup de plaisir à travailler avec eux.
C’est un discours pour les médias où c’est vraiment le cas?
C’est des gars biens, ils le confirment régulièrement. Regardez Pogba. Il joue à la Juve, il a été appelé en A, et pourtant dés le départ il nous a dit «coach je veux aller avec vous en Turquie jouer ce Mondial». Il ne pense pas qu’à lui, il est ambitieux avec ce groupe.
Alors quand ils disent qu’ils pensent plus au Mondial qu’à leur prochain club, il faut les croire?
On a été clairs avec eux. On sait que c’est une période importante et que c’est une partie de leur avenir qui se joue cet été avec un contrat pro ou un nouveau club. Il faut être compréhensif. Je leur ai dit qu’ils pouvaient prendre des rendez-vous à Clairefontaine avec un agent ou un recruteur, à condition de nous le dire. Et personne n’a abusé. Il n’y en a eu qu’un.
Les statuts des uns et des autres sont très différents dans cette équipe. Tout le monde l’accepte?
J’ai veillé à garder un groupe très homogène, où il n’y a pas de différence entre Pogba ou un autre. Même ceux qui sont moins concernés par le haut niveau dans leur club sont traités à l’identique par le staff. Et plus important par les joueurs eux-mêmes.
Y compris le fait d’avoir un onze de départ presque gravé dans le marbre pour toute la compétition?
C’est assez clair dans mon esprit, et on l’a été avec eux. Un de mes premiers discours, ça a été de dire «Il y en a qui vont venir et qui ne feront pas une minute mais on a besoin d’eux aussi». Pour l’instant ça passe très bien. C’est aussi ce qui les attend plus tard dans leur carrière en club. Un remplaçant ne peut pas faire la gueule sinon c’est catastrophique pour le groupe. Chacun sait le rôle qu’il doit tenir.


















