Tour de France: Dans les coulisses du casting des hôtesses

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Publié le 1 mai 2013.

CYCLISME - Elles rêvent toutes de poser avec les coureurs sur le podium...

Embrasser un coureur encore en sueur, marcher en talons hauts sur un podium en souriant, ou accepter de se faire pincer les fesses par Peter Sagan sans lui mettre deux claques. Voilà un aperçu de la tâche qui attend les hôtesses du Tour de France l’été prochain. Pendant trois semaines, les caméras, flashs des photographes et regards du public se poseront sur ces jeunes filles, sélectionnées par les sponsors qu’elles représentent. Pour être la caution glamour de la course, il faut donc passer par plusieurs castings dignes d'une élection Miss France. Chez Brandt, partenaire du prix de la combativité, une vingtaine de candidates étaient auditionnées la semaine dernière pour prendre les deux places réservées cette année.

«Ce qu’on recherche ce n’est pas seulement une jolie fille, assure Mauricio Del Puerto, responsable de la communication de la marque. On en veut une qui fasse la différence. Idéalement, il faut qu’elle connaisse les coureurs, qu’elle soit souriante, qu’elle aille vers les gens. Tout le monde doit être autour d’elle.» En plus du petit bisou de fin d’étape, les «Miss» ont aussi le devoir d’échanger avec les invités au village départ et s’intégrer à une équipe de travail. Pas évident quand à 20 ans, on ne connaît rien à l’ambiance familiale du vélo. Mathilde*, grande rousse aux yeux bleus, se présente en tant qu’ancienne Miss Ile de France. Le Tour de France? Elle en a déjà «entendu parler», mais avoue ne pas savoir pour quoi elle postule.

«Vous savez changer une roue?»

Derrière elle se présente Amélie, habituée des Loges d’un club de foot pro. La jeune fille a parfaitement révisé son Tour de France illustré et marque le jury par son authenticité. «Elle ne se la joue pas. Elle est simple, pas maquillée. T’as envie de boire un verre avec elle.» Problème, la Miss n’a pas le «sourire Signal» qui peut faire la différence. Dans ce monde où on parle d’image plutôt que de physique, rien n’est laissé au hasard. Les futures hôtesses doivent être parfaites en toutes circonstances. «Si vous crevez à 10km de l’arrivée, vous savez changer une roue?», «Que faites-vous si votre robe est déchirée?», «Etes-vous célibataire?», «Vous aimez sortir en boîte?», « Et si un coureur vous pince les fesses?» Aucune question éliminatoire, mais une façon de sonder la réactivité des candidates.

En revanche, toute absence de sourire est immédiatement sanctionnée. Entre deux entretiens, les commentaires fusent: «Trop chiante», «invivable», «trop réservée», «pas assez avenante». Le jury a aussi mis son veto sur les cheveux décolorés ou les visages surmaquillés. «On cherche une fille qui soit à l’image de la marque, grand public, féminine, naturelle», tranche Mauricio Del Puerto. Voilà pourquoi Brandt n’a pu répondre à la demande d’un garçon, candidat très sérieux à la bise finale de fin d’étape. «On aurait fait le buzz avec lui, mais ASO (l'organisateur de l'épreuve) n'aurait pas voulu.» Sur le Tour de France, la révolution des remises de prix attendra encore un peu.

* Les prénoms ont été modifiés

 

* Romain Scotto

 
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