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Ligue des champions: Avec Valence, Adil Rami de retour aux sources du Losc

Ligue des champions: Avec Valence, Adil Rami de retour aux sources du Losc

FOOTBALLL'ancien nordiste retrouve le club qui l'a révélé...
A Lille, François Launay

A Lille, François Launay

Les hostilités ont déjà commencé. Cinq minutes avant son arrivée dans la salle de presse d'un Grand Stade qu'il découvre, Adil Rami avait été chambré par Rio Mavuba, son ancien coéquipier. Interrogé sur le but de 50 m inscrit il y a une semaine par le défenseur de Valence, le capitaine du Losc a gentiment taclé l'ex-Lillois. «Je suis surpris qu'il ait trouvé le cadre, mais pas qu'il ait tenté ce geste. On connaît Adil. Il est un peu fou. Et puis, il était sans doute un peu jaloux qu'on parle beaucoup du ciseau de Méxès. Il a voulu qu'on parle de lui», se marre celui qui est resté très proche de son compère valencian.

«Le Losc m'a tout donné»

Une folie que revendique d'ailleurs Rami, heureux comme un gosse de retrouver son ancien club et ses anciens coéquipiers pour un match sans enjeu. «Le fait de revenir ici me fait chaud au cœur. Le Losc et la ville de Lille m'ont tout donné. Ils ont su me faire partir du bon pied. Si j'en suis là aujourd'hui, c'est grâce à eux. Je n'oublierai jamais ça. Je suis heureux de revenir. Et en plus on est déjà qualifiés, ça m'enlève une épine du pied», reconnaît le joueur de 26 ans.

Car le Losc n'a pas attendu Rami pour se saborder en Ligue des champions. Eliminé de la compétition et largué en Ligue 1 (10e), le club nordiste a bien changé depuis le départ de son défenseur il y a un an et demi. «Ca me rend triste», avoue l'ancien de la maison. Même si, hormis en Ligue des champions, le début de saison du FC Valence et d'Adil Rami n'a rien à envier à celui du Losc. Seulement 12e de Liga, le club espagnol vient de se séparer de Mauricio Pellegrino, qui n'aura passé que trois mois à la tête de l'équipe. Un coach que ne regrettera pas le défenseur. «La mayonnaise n'a jamais pris. Et puis j'ai été blessé au genou en début de saison. Mais aujourd'hui, je me sens bien physiquement et mentalement.»

Une confiance enfin retrouvée après un Euro en demi-teinte et la perte de son statut de titulaire chez les Bleus. «J'ai confiance en mes qualités. Le Mondial n'est que dans un an et demi. J'ai le temps de revenir. Je suis là et je vais essayer de faire parler de moi.» Un pari déjà bien entamé. Rio Mavuba avait raison. Avec son but de 50 m, Rami a réussi à concentrer l'attention sur lui.