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Floyd Landis, Marion Jones, Justin Gatlin Trois stars mondiales ont été contrôlées positifs cet été
L'été a été rude pour les derniers idéalistes qui rêvaient encore d'un sport propre. En l'espace de quelques jours, trois des plus grands sportifs de la planète ont été rattrapés par les contrôleurs antidopage. Trois Américains : Floyd Landis (testos...©2006 20 minutes
L'été a été rude pour les derniers idéalistes qui rêvaient encore d'un sport propre. En l'espace de quelques jours, trois des plus grands sportifs de la planète ont été rattrapés par les contrôleurs antidopage. Trois Américains : Floyd Landis (testostérone), éphémère vainqueur du Tour de France ; Marion Jones (EPO), ex-championne olympique du 100 m ; Justin Gatlin (testostérone), ancien corecordman du 100 m.
Plusieurs signaux tendent heureusement à démontrer un changement des mentalités dans certains sports. L'équipe Phonak a ainsi préféré se saborder après l'affaire Landis. « En tant que cycliste passionné, je suis extrêmement déçu de constater que ce sport est dorénavant synonyme de dopage », expliquait alors Andy Rihs, patron de Phonak. Autrement dit, les sponsors sont désormais décidés à ne pas voir leur image salie par le dopage, ce qu'a confirmé le licenciement sans ménagement de Jan Ullrich – impliqué comme une cinquantaine de coureurs dans l'opération Puerto en Espagne – par l'équipe T-Mobile.
Les athlètes semblent eux aussi en avoir fini avec la langue de bois. Après le contrôle positif de Marion Jones, Christine Arron a été sans pitié. « Je peux lui en vouloir. Tous mes résultats ont été minimisés à cause d'elle, et même toute ma carrière. Je n'ai aucune estime pour Jones », a lancé la sprinteuse française.
On ne manquera toutefois pas de signaler l'optimisme béat de la Fédération internationale de football, qui s'est félicitée de n'avoir eu aucun cas positif avant et pendant la Coupe du monde... où les contrôles sanguins étaient bannis. « Ce serait une perte de temps, d'argent et d'énergie que de les faire », a expliqué au quotidien Le Monde Jiri Dvorak, le médecin-chef de la Fifa. Et si c'était pourtant le secret d'un sport propre ? Jérôme Capton


















