Un «signature wall» dans les locaux new-yorkais de Facebook, le 18 février 2016.
Un «signature wall» dans les locaux new-yorkais de Facebook, le 18 février 2016. - Mary Altaffer/AP/SIPA

Recadrage chez Facebook. Si la culture d’entreprise du géant des réseaux sociaux autorise ses employés à écrire sur certains murs du siège de Menlo Park, en Californie, en revanche, il leur est demandé de ne pas rayer les inscriptions des autres. Surtout quand elles dénoncent le racisme.

Dans un message posté sur une page interne de l’entreprise, Mark Zuckerberg demande ainsi au personnel d’arrêter de barrer les inscriptions « Black lives matter » (les vies des Noirs comptent) pour les remplacer par « all lives matter » (toutes les vies comptent), selon une capture d’écran du post que s’est procuré le site Gizmodo.

Seulement 2 % des employés de Facebook sont noirs

Ce n’est apparemment pas la première fois que le patron de Facebook rappelle à l’ordre ses employés au sujet de ce slogan, né du mouvement qui a suivi la mort de plusieurs afroaméricains sans armes tués par la police en 2014. « Malgré mon intervention lors de la séance de questions et réponses de la semaine dernière qui expliquait très clairement que c’était inacceptable […], c’est arrivé de nouveau », écrit Mark Zuckerberg. « J’étais très déçu la dernière fois, mais à présent je considère qu’il s’agit de malveillance », poursuit-il.

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Contrairement aux « murs » virtuels de Facebook, qui obligent les internautes à publier sous leur vrai nom et à respecter certaines règles, le « signature wall », un mur bien réel dans les locaux de l’entreprise, permet aux employés de s’exprimer de manière anonyme. « Nous n’avons jamais eu de règles précisant ce que les gens peuvent écrire sur nos murs. Nous attendons que chacun traite les autres avec respect », écrit encore « Zuck ».

Alors que seulement 2 % des employés de Facebook sont noirs, le patron du réseau social rappelle à ses employés qu’« il y a des problèmes spécifiques qui touchent la communauté noire aux Etats-Unis, engendrés par une histoire d’oppression et de racisme. "Les vies des Noirs comptent" ne veut pas dire que les autres ne comptent pas. C’est simplement une manière de demander que justice soit rendue aux membres de la communauté noire », ajoute Mark Zuckerberg.

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