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Quand une cloche ne sonne plus ou qu’une horloge de clocher s’arrête, c’est un campaniste qu’on appelle. Ce professionnel conçoit, installe, entretient et restaure les cloches et les horloges d’édifices. L’Onisep le présente comme un métier millénaire, dont le nom n’a pourtant été officialisé qu’à la fin des années 2000.
Le mot vient du latin campana, qui veut dire « cloche ». Autrefois, on parlait plus simplement de « réparateurs de clochers ». Environ 300 campanistes exercent aujourd’hui en France, dans une quarantaine d’entreprises.
Sept métiers en un
Le campaniste n’exerce pas un seul métier, mais plusieurs. Il est d’abord charpentier : il s’occupe des beffrois, ces structures en bois ou en métal qui portent les cloches. Il est aussi horloger, puisqu’il intervient sur les cadrans et leurs mécanismes.
La liste continue. Comme mécanicien, il assure la manutention des cloches. Comme électromécanicien, il gère les moteurs et le câblage. Comme électricien, il veille à la conformité des installations. Et comme électronicien, il programme les horloges de commande qui déclenchent les sonneries. Il peut même installer des paratonnerres. En somme, le rabot, le tournevis et le clavier font partie du même métier.
Enfin, il est restaurateur, car il remet en état les mécanismes anciens. Le secteur reste très artisanal : les entreprises comptent rarement plus de vingt collaborateurs. Ensemble, elles réalisent un chiffre d’affaires annuel de l’ordre de 25 millions d’euros.
Comment devient-on campaniste ?
Il n’existe pas de formation spécifique au métier. On y entre par des formations voisines, comme le CAP charpentier bois ou le CAP électricien. Les filières de l’électrotechnique, de l’électronique, de l’électromécanique et de l’horlogerie y mènent aussi.
Le campaniste travaille comme artisan ou comme salarié d’une petite entreprise artisanale. La profession, elle, cherche à se structurer : elle souhaite formaliser les « devoirs du campaniste » et développer une formation de qualité.
Elle veut aussi sensibiliser les collectivités locales à l’entretien du patrimoine campanaire. Et il y a de quoi faire : parmi les cloches du pays, 4 500 sont classées.