Christophe Séfrin
L'essentiel
- Le fabricant de vélos à assistance électrique vosgien Moustache signe une nouvelle édition de son VAE iconique, le « Lundi 27 ».
- Équipée d’un tout nouveau moteur Bosch, cette fois logé dans le moyeu arrière et non plus dans le pédalier, la monture perd en poids tout en gagnant en agilité.
- Autre atout : un prix de vente serré pour ce type d’équipement, d’autant que Moustache propose son « Lundi 27 » au même prix de vente, qu’il soit à chaîne ou à courroie.
Chez Moustache, le lundi tombe forcément le 27. Lundi 27, c’est le nom de la monture historique du fabricant de vélos à assistance électrique vosgien. Lequel la décline depuis son origine, en 2012. Mais parmi les différentes versions de ce deux-roues iconique avec son guidon en « M », celle que vient de lancer le fabricant a plus que jamais de quoi faire parler d’elle. Conception, équipement, accessoires… jusqu’au prix qui dégringole : le Lundi 27 tente de réinventer la roue. 20 Minutes l’a passé à la loupe !
Un tout nouveau moteur Bosch
Au premier coup d’œil, on reconnaît l’esthétique Moustache : la monture un peu anguleuse et géométrique, mais avec des lignes très fines ; le guidon en « M » hautement symbolique et prompt à assurer une position de conduite très confortable ; les pneus larges ; des couleurs dans l’air du temps (lavande mat ; gris pierre brillant, avocat brillant et noir brillant). Sobre.
Tiens, le moteur habituellement situé dans le pédalier a disparu ! Pour son Lundi 27 édition 2026, Moustache l’a déporté dans le moyeu arrière, un choix dicté par l’utilisation d’un tout nouveau moteur dévoilé par l’équipementier Bosch en juin dernier, le Hub Line. Bosch, l’incontournable et historique partenaire de Moustache, signe avec cette nouvelle motorisation une petite prouesse.
Dynamique, développant une puissance maximale de 400 W, offrant un couple jusqu’à 45 Nm (équivalent ressenti avec un moteur central : 65 Nm), le Hub Line possède un autre atout : son poids réduit. Grâce à lui, Moustache met au régime son Lundi 27 : moins 3,5 kg par rapport à la précédente version, soit un VAE qui ne dépasse pas 24 kg. Ce n’est pas rien. Sans oublier une plus grande maniabilité, notamment lorsqu’il s’agit de monter sur un bateau, voire de franchir trottoir : placé à l’arrière, le moteur offre une bien meilleure souplesse, et notamment en ville, le terrain de prédilection du Lundi 27.
Adapté aux dénivelés
Procurant une assistance douce, le moteur « apprend » en temps réel à l’aide de ses capteurs. Au redémarrage à un feu rouge, il détecte par exemple un surcroît d’effort de son utilisateur et adapte son couple au besoin du moment. Et dans la version courroie du vélo, il s’adapte continuellement au dénivelé, le cycliste ayant simplement besoin de jouer sur les modes d’assistance pour doser son pédalage. Malin.
Presque invisible à l’œil nu, le Hub Line possède une autre spécificité, et non des moindres. Il est intégré dans un carter en aluminium attaché par les rayons de la roue. En cas de problème technique, il suffit de dévisser huit vis pour l’extraire. Et en cas de besoin, Moustache peut fournir une roue rayonnée avec carter et sans moteur. Bon à savoir.
Une batterie un peu « légère »
D’abord pensé pour les déplacements urbains, le vélo a également logé dans son cadre une batterie (PowerTube Bosch, 360 Wh), elle aussi assez légère (2,1 kg). Grâce à un système de sangle, elle s’extrait en un geste de son logement et se transporte très facilement. Avec une autonomie annoncée jusqu’à 70 km -environ 4 heures de pédalage-, cette batterie se recharge intégralement en deux heures (un chargeur 4A est fourni). Pratique.
Autre commodité, la console de pilotage Purion 200 de Bosch, située sur le côté gauche du guidon. Se manipulant avec le pouce, elle permet évidemment de doser le niveau de l’assistance, mais aussi d’accéder sur son petit écran en couleurs de 1,6 pouce (4,06 cm) à différentes informations : distance parcourue/distance totale ; mode ; autonomie restante… autant de données dont l’affichage peut être ordonné et personnalisé à l’aide de l’application eBike Flow de Bosch. Application qui permet elle aussi tout un tas d’options, comme la désactivation de la batterie à distance, le verrouillage du vélo… On l’aura compris, à part une batterie dont l’autonomie peut sembler un peu légère, la nouvelle mouture du Lundi 27 offre un niveau d’équipement dont il n’a pas à rougir. Mais ce n’est pas tout.
Chaîne ou courroie, vous avez le choix !
Pour le même prix de vente, Moustache propose son Lundi 27 soit en version chaîne, soit en version courroie. Belle prouesse, les vélos à courroie étant réputés significativement plus chers que leurs homologues à chaîne. La version « chaîne » du vélo implique la présence d’un dérailleur à 9 vitesses. Il s’agit là de la version du VAE que les cyclistes ayant quelques dénivelés sur leur chemin préféreront sans doute. À courroie, avec une transmission qui ne demande qu’à « jouer » sur les modes d’assistance, la seconde version du vélo est évidemment la moins salissante, et avec une maintenance réduite à son strict minium.
Notre dossier «Vélo à assistance électrique»Proposé à partir de 2.399 euros (en XS/S de 1,55 m à 1,65 m, et M/L de 1,62 m à 1,90 m), le nouveau Lundi 27 possède un immense potentiel de sympathie. Testé une matinée durant dans les rues parisiennes, ce vélo a accompagné nos déplacements avec autant de souplesse que d’entrain. Sans oublier un vrai niveau de confort (sur les pavés, une selle suspendue est toujours la bienvenue !). Bien conçue, offrant un service qui est loin d’être « minimum » compte tenu de son prix de vente serré, cette monture, qui reste la moins onéreuse chez Moustache, est une superbe porte d’entrée dans l’univers de la marque française. Et sans doute pour beaucoup, dans celui du vélo à assistance électrique…