Wimbledon : « Federer était bien meilleur mais... » Djokovic raconte sa victoire épique en 2019
TENNIS•Le numéro 1 mondial et recordman de titre en Grand Chelem, Novak Djokovic, raconte sa force mentale à travers l’épisode victorieux de Wimbledon, où, de son propre aveu, Roger Federer avait pourtant mieux joué en finaleW.P.
Sauver deux balles de match à Wimbledon sur le service de Federer puis gagner, ils sont peu à l’avoir fait. En finale, encore moins. Peut-on même en parler au pluriel ? Après tout, qui d’autre que Novak Djokovic pour accomplir un tel exploit… Souvenez-vous, c’était en 2019, le Serbe n’était pas encore le GOAT, et était encore en quête de reconnaissance. Un graal qui l’obsède alors, pour qui il est prêt à tout, y compris commettre un régicide devant la foule médusée du All England Club, qui se voyait déjà fêter le neuvième sacre du Suisse à Londres.
En toute logique, Roger Federer aurait mérité de gagner. Aucune mauvaise foi, ce ne sont là que les mots de son bourreau. « Je l’ai battu 13-12 au 5e set, se remémore le Serbe dans une interview pour CBS. Les sets que j’ai gagnés l’ont tous été dans des tie-breaks, 7-6, 7-6, 13-12. Et dans l’ensemble, si vous regardez les statistiques, il était bien meilleur dans tous les domaines. Mais j’ai gagné le match. Cela montre que l’on peut toujours gagner si l’on choisit les moments du match où l’on est le plus performant et où l’on joue le mieux possible quand c’est important. »
Quand Nadal intimidait Djokovic
La force mentale de Nole, beaucoup la voient comme inné, lui la dit acquise. « C’est quelque chose qui vient avec le travail. Il y a différentes techniques. La respiration consciente joue un rôle important, surtout dans les moments de tension. La plus grande bataille est toujours à l’intérieur. Vous avez des doutes et des craintes. Je les ressens à chaque match. »
Fut un temps où Novak Djokovic se laissait même impressionner par son futur plus grand rival, Rafael Nadal, qui a très vite eu ses petites habitudes dans les couloirs de Roland-Garros. Le genre de trucs qui peut perturber avant de l’affronter. « J’ai son casier à côté du mien. Nous sommes donc très proches. Et nous essayons de nous donner de l’espace. Mais le vestiaire n’est pas non plus très grand. Et Nadal saute partout avant d’entrer sur le court. Il fait des sprints à côté de vous. Je peux même entendre la musique qu’il écoute dans ses écouteurs. Alors, vous savez, ça m’énerve… Au début de ma carrière, je n’avais pas réalisé que tout cela faisait partie du scénario. Cela m’intimidait. » Un temps que les moins de vingt grands chelem ne peuvent pas connaître.


















