Coupe Davis : « Je l’ai senti très motivé »... Monfils fait son grand retour, accompagné par Tsonga et Paire

TENNIS La Monf n’est plus apparu avec les Bleus depuis plus de trois ans

N.C.

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Gaël Monfils lors de son dernier match avec l'équipe de France de Coupe Davis, le 6 mars 2016 en Guadeloupe.
Gaël Monfils lors de son dernier match avec l'équipe de France de Coupe Davis, le 6 mars 2016 en Guadeloupe. — MIGUEL MEDINA / AFP

Revoilà Gaël Monfils. Grand absent de l’équipe de France de Coupe Davis depuis mars 2016 – par choix, manque d'envie ou à cause de blessures –, le numéro 14 mondial sera bien là pour essuyer les plâtres de la nouvelle formule, du 18 au 24 novembre à Madrid. Il a été rappelé par le nouveau capitaine Sébastien Grosjean, ce lundi, en compagnie de Jo-Wilfried Tsonga, Benoît Paire, Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut.

Ce retour n’est pas vraiment une surprise. En tout cas, à en croire Grosjean, ça n’a pas été compliqué du tout de le convaincre. « Quand j’ai été nommé [en décembre 2018], j’ai appelé tous les joueurs, dont lui, pour leur parler de la Coupe Davis, connaître leur sentiment. Dès la première conversation, je l’ai senti très motivé, assure l’ancien coach de Richard Gasquet. On a échangé à nouveau plusieurs fois dans l’année… Il a cette compétition en tête, et son envie n’a pas changé depuis décembre dernier. » Yannick Noah doit être heueux de l'apprendre.

Aller chercher loin la fameuse « magie de la Coupe Davis »

Avec Benoît Paire, cela va faire deux sacrés caractères à gérer pour le néo-capitaine. Mais ça ne lui fait pas peur. « Je les connais bien, balaye-t-il. Gaël est entré en équipe de France alors que j’y étais toujours [en 2009]. Benoît, c’est un sudiste, je le connais, ça s’est très bien passé lorsqu’il avait été appelé pour la demie entre la France et l’Espagne, il avait montré un super état d’esprit. Je ne suis pas inquiet du tout. »

Il en faudra, de toute façon, du caractère, pour gagner les deux matchs de poule face au Japon et à la Serbie, dans une ambiance incertaine. Car personne ne sait à quoi va ressembler cette compétition madrilène. Des matchs en deux sets gagnants, face à un public clairsemé… Il va falloir aller chercher loin la fameuse « magie de la Coupe Davis ». Au moins dans un premier temps.

« Il y avait de la déception (chez les joueurs) au début, mais l’envie de représenter l’équipe de France en Coupe Davis reste au-dessus de tout. Rapidement, ils ont été à fond. Dans leur tête, il y a toujours eu ce rendez-vous, indique Grosjean. Il faut essayer d’y croire, à ce format, il faut aller le voir. Je pense qu’il y aura de l’ambiance quand même. »