Impliqué dans une affaire de viol, un entraîneur de ski limogé par la fédé autrichienne
SKI•L'entraîneur avait été accusé par «Der Spiegel» d'avoir été impliqué dans une affaire de viol collectif..W.P, avec AFP
Un entraîneur autrichien, accusé ce week-end par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel d’avoir été impliqué dans une affaire de viol collectif, a été limogé, a annoncé mercredi la Fédération autrichienne de ski (ÖSV). L’homme avait été embauché par l’ÖSV après les faits, pour lesquels il avait été relaxé et qui donc ne figuraient pas dans son casier judiciaire, précise la fédé.
La fédération a pu identifier et interroger l’entraîneur à la suite des révélations publiées par le Spiegel ce week-end et a pris la décision de le licencier immédiatement. « Il y a des cas qui peuvent être prescrits juridiquement mais pas moralement », a expliqué le président de l’ÖSV, Peter Schröcksnadel, dans un communiqué. « L’ÖSV doit jouer un rôle d’exemple, nous exigeons de nos salariés et de nos entraîneurs qu’ils soient irréprochables », a-t-il ajouté.
Après #MeToo, tolérance zéro en Autriche
La fédération autrichienne a été ébranlée en novembre 2017, en pleine vague #Metoo, par des accusations d’abus sexuels remontant aux années 1970, et formulés notamment par l’ancienne skieuse Nicola Spiess-Werdenigg, 60 ans.
Les noms de la légende décédée Toni Sailer et de l’ex-entraîneur star Charly Kahr, 86 ans, ont été cités. La procédure ouverte par le parquet contre Kahr a toutefois été refermée en raison de la prescription des faits présumés. Plusieurs anciennes skieuses autrichiennes, dans la légendaire Annemarie Moser-Pröll, avaient apporté leur soutien à leur ex-entraîneur.
L’ÖSV, qui compte 450 sportifs et quelque 200 entraîneurs et personnels, a décrété une « tolérance zéro » en matière d’abus sexuels tout en exigeant des « preuves » pour étayer les diverses allégations dans ce domaine.


















