Aymeric Le Gall
Dans un pays où rien ne va plus vraiment, les motifs de sourire se font de plus en plus rares et le foot fait encore partie de ces bulles de bonheur qui, pour peu qu’on soit supporters du PSG ou simple amoureux de beau jeu, nous font oublier un quotidien pas toujours rose. En roulant sur le Barça de la même manière qu’il a roulé sur City une semaine plus tôt, Paris a envoyé un deuxième message à l’Europe, celui d’une équipe prête dès octobre à défendre sa double couronne en mai prochain.
Et la prestation des hommes de Luis Enrique, pourtant privés de joueurs essentiels tombés au champ d’honneur tout au long de la soirée (Dembélé, un classique, Marquinhos et Kvara, un peu moins classique), n’est passée inaperçue de l’autre côté des Pyrénées.
Ce mercredi matin, il n’y en a que pour Paris dans la presse sportive ibérique. « Le Paris Saint-Germain reste le candidat numéro un pour remporter cette Ligue des champions et asseoir son hégémonie avec un troisième titre consécutif », écrit ainsi La Cadena SER dans son compte rendu de match, tandis que Marca parle d’un « champion qui est à un autre niveau » et qui « déborde de football ».
Paris brûle-t-il ?
De son côté, Europa Press estime que le PSG a montré au Barça de Lamine Yamal qu’il est et restait « le roi de l’Europe » incontesté. Pour le Mundo Deportivo, enfin, les Barcelonais ont été « clairement dépassés », malgré un sursaut d’orgueil en seconde période grâce aux deux buts de Xavi Espart et Lamine Yamal. Mais la palme du bon mot et de l’analyse revient au Guardian, lequel a écrit que « Paris brûle toujours » (mais d’une autre manière cette fois), en référence aux violences qui ont émaillé la manifestation du 17 octobre dans la capitale.
« Dans l’une des tribunes, un immense tifo représentait un tueur en série aux allures macabres (Massacre à la tronçonneuse), arborant les couleurs du PSG et s’attaquant à l’écusson du FC Barcelone avec une tronçonneuse dégoulinante de sang. Le message semblait clair : nous sommes confiants. Nous croyons en notre projet. Et nous allons vous tailler en pièces. » C’est peu ou prou ce que la bande à Lucho a fait et personne, ce coup-ci, ne pourra dire qu’il n’était pas prévenu.