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Le Quai d’Orsay réagit après l’arrestation d’un journaliste français en Algérie

Algérie : La France « regrette vivement » la condamnation d’un journaliste sportif français à sept ans de prison ferme

ARRESTATIONAu lendemain de l’annonce de la condamnation de notre confrère Christophe Gleizes à sept ans de prison en Algérie, et dans un contexte de crise avec la France, le Quai d’Orsay a officiellement réagi sans pour autant réclamer sa libération
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Moins de vingt-quatre après l’annonce de la condamnation de notre confrère Christophe Gleizes à sept ans de prison par la justice algérienne, la France a déploré lundi « la lourde condamnation » infligée au journaliste, réaffirmant son attachement à la liberté de la presse sans toutefois appeler Alger à le faire libérer dans un contexte de crise exacerbée entre les deux pays.

La condamnation de ce journaliste, dans une affaire qui n’avait jusque-là pas été rendue publique, intervient alors que l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, dont la détention en Algérie constitue un des éléments de la crise entre Paris et Alger, attend mardi le jugement de son procès en appel.

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« La France regrette vivement la lourde condamnation à une peine de sept ans de prison ferme du journaliste français Christophe Gleizes », a déclaré le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué publié au lendemain de la révélation de cette affaire par Reporters sans frontières (RSF) et son employeur, le groupe So Press.

La défense a fait appel de la condamnation

Dès dimanche, ces derniers avaient dénoncé une sanction « injuste » et annoncé qu’un appel serait interjeté. Lundi, le Quai d’Orsay a assuré suivre « de près » la situation du journaliste « depuis son arrestation en Algérie en mai 2024 » et « lui a apporté aide et protection consulaire tout au long de son contrôle judiciaire ». « L’ensemble des services demeurent mobilisés pour lui porter assistance et sont en contact régulier avec lui, ses proches et ses conseils », a-t-il ajouté.

Selon des sources judiciaires contactées dimanche par l’AFP en Algérie, le journaliste a été conduit directement à la prison de Tizi Ouzou après sa condamnation. La défense a fait appel de cette condamnation ce lundi. Le coauteur d’une formidable enquête sur « l’esclavage moderne » des joueurs africains, qui émigrent dans l’espoir d’une vie meilleure, devrait être rejugé mais pas avant la prochaine session criminelle qui s’ouvrira en octobre, selon ces mêmes sources.