Top 14: Le Racing-Metro recrute français et modeste

RUGBY Le club vient d'annoncer son recrutement pour la saison prochaine...

A.P.

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Jacky Lorenzetti, le président du Racing-Metro, le 4 décembre 2010 à Colombes.
Jacky Lorenzetti, le président du Racing-Metro, le 4 décembre 2010 à Colombes. — A.PIERRE/SIPA

Quand il a débarqué dans le Top 14 à l’été 2009 avec ses Chabal, Nallet et sa quinzaine de recrues, le Racing-Metro partageait avec Toulon l’étiquette du nouveau riche prêt à faire tourner la planche à billets pour assouvir les ambitions de son président, Jacky Lorenzetti. Presque trois ans plus tard, le Manchester City du rugby compte ses sous. «Avec mon ami Mourad Boudjellal, nous avons une vision différente des transferts», lance le fondateur de Foncia en référence aux arrivées de Michalak, Armitage ou Mermoz sur la Rade.

Pas de noms ronflants, ni d’internationaux du côté des Hauts-de-Seine. A l’exception du pilier Luc Ducalcon, en provenance de Castres, le Racing a préféré miser sur la jeunesse et la marge de progression de Mathieu Bélie (ouvreur, Brive), Maxime Machenaud (demi de mêlée, Agen), Camille Gérondeau (Béziers) sans oublier le très demandé 3e ligne fidjien Masi Matadigo, arraché à Montpellier. La star attendra. «A joueur exceptionnel, on ne s’interdit pas de faire une offre exceptionnelle», annonce Lorenzetti.

Quid de Szarzewski?

Et pourquoi pas dans les jours à venir? Avec son manager, Pierre Berbizier, Jacky Lorenzetti dit avoir «encore deux, trois dossiers à finaliser». Malgré la rumeur persistante, le président du Racing évite de lâcher le nom de Dimitri Szarzewski. Histoire peut-être de ne pas fâcher le Stade français à une semaine du derby. «Même si elles sont servies à toutes les sauces, on a des valeurs dans le rugby.»

Des valeurs que Lionel Nallet ira défendre à Lyon en ProD2 avec Sébastien Chabal. «Quand je lis qu’on a proposé un salaire de 600.000 euros pour retenir Lionel, je reste songeur», souffle Lorenzetti. Comme prévu, Nicolas Durand, Mathieu Lorée et François Steyn vont aussi faire leurs bagages. «C'est une page qui se tourne mais elle ne s'arrache pas», conclut Lorenzetti. Reste à savoir à quel chapitre du Top 14 l’histoire se terminera pour eux.