Tony Vairelles devant un juge pour tentative d'homicide

FOOTBALL Pour une tentative de meurtre...

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L'ancien international de football Tony Vairelles a été déféré au palais de Justice de Nancy mardi après-midi dans l'attente d'une présentation devant un juge d'instruction, dans le cadre d'une enquête pour tentative de meurtre, a-t-on appris de source judiciaire.
L'ancien international de football Tony Vairelles a été déféré au palais de Justice de Nancy mardi après-midi dans l'attente d'une présentation devant un juge d'instruction, dans le cadre d'une enquête pour tentative de meurtre, a-t-on appris de source judiciaire. — Olivier Morin afp.com

L'ancien international de football Tony Vairelles a été déféré au palais de Justice de Nancy mardi après-midi dans l'attente d'une présentation devant un juge d'instruction, dans le cadre d'une enquête pour tentative de meurtre, a-t-on appris de source judiciaire. Le footballeur serait impliqué dans une fusi llade qui a éclaté à la sortie d'une discothèque de la banlieue de Nancy dans la nuit de samedi à dimanche et à l'issue de laquelle trois videurs ont été blessés. Tony Vairelles, 38 ans, avait été placé en garde à vue dimanche matin avec quatre autres personnes, dont l'un de ses frères, et son père, Guy Vairelles.

Ce dernier a été remis en liberté quelques heures plus tard. Les quatre autres gardés à vue devaient en revanche tous être présentés dans l'après-midi devant le juge d'instruction, a indiqué un substitut du procureur de Nancy, qui a précisé qu'une conférence de presse aurait lieu mardi à 19H00. Ils pourraient être mis en examen pour tentative de meurtre, avant un éventuel placement en détention provisoire.

Battes de base-ball et 22 long rifle

Selon la police, les suspects s'étaient fait expulser d'une discothèque d'Essey-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle), dimanche vers 3H00, en raison de leur état d'ébriété avancé. Les indésirables se seraient alors battus avec des battes de base-ball contre les portiers de l'établissement, qui ont répondu avec des gaz lacrymogènes. Plusieurs coups de feu ont ensuite été tirés avec une arme de calibre 22 long rifle, blessant trois agents de sécurité. L'un d'eux a été touché à la cuisse, un autre à la main, et un troisième, plus grièvement, au niveau du flanc. Aucun pronostic vital n'est engagé.

Guy Vairelles, qui s'est rendu au palais de justice de Nancy mardi matin, a démenti devant plusieurs journalistes les versions présentées par la presse. Selon lui, ce sont ses deux fils, Giovan et Jimmy, qui ont été expulsés de l'établissement. Parce qu'ils ne retrouvaient pas leurs affaires, les deux jeunes gens auraient appelé leur frère Tony pour qu'il vienne les chercher à la discothèque.

Le footballeur n'est pas connu pour être un fêtard. «On ne peut pas penser que Tony soit mêlé à ça», a d'ailleurs affirmé l'un de ses cousins, Ludovic Vairelles, qui est lui-même entraîneur du petit club de Saint-Max Essey (DH) où l'ancien international s'entretenait physiquement ces dernières semaines. «Je ne suis pas sûr qu'il soit sorti samedi soir, il a une femme et un enfant, et je n'ai jamais vu Tony boire une goutte d'alcool», a-t-il ajouté.

L'ancien international avait aussi affirmé il y a quelques années avoir eu «une hygiène de vie irréprochable» durant toute sa carrière. «Je voulais durer. Je ne peux pas me passer une journée de ballon. Depuis que je suis gosse, je suis comme ça», avait-il ajouté. Vairelles n'a d'ailleurs toujours pas remisé ses crampons: il a encore effectué un essai dans un petit club belge (Bleid Gaume, 3e division) il y a une dizaine de jours en compagnie de son frère Giovan.