Tour de France: Cadel Evans prend date

CYCLISME L'Australien, vainqueur de la quatrième étape est le leader le mieux placé au général...

R.S.

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Cadel Evans, à droite vainqueur de la quatrième étape du Tour de France devant Alberto Contador, le 5 juillet 2011, au Mûr de Bretagne.
Cadel Evans, à droite vainqueur de la quatrième étape du Tour de France devant Alberto Contador, le 5 juillet 2011, au Mûr de Bretagne. — REUTERS

Ils n’ont donc pas attendu la haute montagne. Avant même de se lancer à l’assaut des Pyrénées ou des Alpes, les leaders du Tour ont trouvé au sommet du Mûr de Bretagne un terrain de jeu assez casse-pattes pour se découvrir une première fois. Philippe Gilbert (cinquième de l’étape) est le premier à le regretter, lui qui se voyait déjà lever les bras. Sur l’Alpe d’Huez local, Cadel Evans a jeté son vélo sur la ligne et devancé d’un bidon Alberto Contador, qui avait pourtant tout fait sauter un peu plus tôt.

Repoussé à 1’41 d’Andy Schleck au général, l’Espagnol s’est découvert, les dents serrées, dès les premiers pourcentages de cette montée tant redoutée. Dans son sillage, tous les leaders du Tour ont suivi mais l’opération lui permet tout de même de récupérer 7 secondes au Luxembourgeois. Bradley Wiggins concède le même écart. Sur deux kilomètres, cela prouve juste que l’Espagnol est déjà capable de créer un écart. Il s’est même surpris à lever les bras. Mais c’est bien Cadel Evans qui remporte le deuxième succès de sa carrière sur le Tour, après s’être extirpé du groupe des favoris à l’arrivée de la première étape aux Essarts.

A une seconde du maillot jaune

«J’ai déjà perdu le Tour pour quelques secondes, donc chaque seconde compte», souffle l’ex-champion du monde au micro de France Télé. Même s’il lui reste dix-neuf jours avant de fêter quoi que ce soit, il reconnaît être le grand gagnant de ce début de course. «Le premier objectif était de rester à l’avant avec les premiers. Le deuxième, peut-être de gagner quelques secondes sur les autres et c’est ce que j’ai fait.» Deuxième au général à une seconde d’Hushovd, le coureur BMC n’aura pas besoin de faire rouler ses hommes pour défendre le maillot jaune. Entre Carhaix et le Cap Frehel jeudi, il laisse cela à l’équipe Garmin Cervelo et aux formations des sprinters. A moins que le vent ne s’invite sur les routes de Bretagne. Depuis le début du Tour, les chutes et les bordures ont déjà fait quelques dégâts.