Tournoi de Miami: Gilles Simon en route pour le carré VIP?
TENNIS•Le Français affronte Roger Federer pour une place en demi-finale du tournoi...R.S.
A la recherche du classement perdu. Depuis novembre 2010, Gilles Simon grignote chaque semaine quelques points ATP dans l’espoir de retrouver son rang (6e en janvier 2009). Le processus est lent et demande un peu de patience. Mais en enchaînant les victoires comme à Miami, celui qui est débarrassé de sa blessure au genou, annonce progressivement son retour au premier plan. Pas inutile avant d’affronter Roger Federer en quart de finale du Masters 1000, jeudi soir.
«Il est en pleine progression (27e actuellement) et il mène très bien sa barque note Arnaud Di Pasquale, responsable du haut niveau masculin à la fédé. C’est assez rapide. Je ne serai pas surpris de le retrouver dans les quinze très rapidement. Il est en train de fermer le clapet de pas mal de gens qui pouvaient penser que sa place dans le top 10 était une erreur à un moment…» Sur la feuille de stats du Francilien ne figure aucun exploit notoire depuis le début de saison. Simon gagne ses matchs, parfois laborieusement, mais il avance. L’élève de Thierry Tulasne est conscient de ne pas jouer son meilleur tennis, mais il se «sent bien physiquement et frais dans sa tête».
«Federer, c’est un avion»
Pour se hisser jusqu’en quart, l’élève de Thierry Tulasne a écarté Schuettler, Cuevas et Tipsarevic. Trois joueurs qui n’ont pas de raison de le faire trembler quand son jeu du fond de court se met en place. Federer n’aime d’ailleurs pas trop ça. Sur le circuit, Simon est encore le seul joueur français qui présente un bilan positif face au Suisse, en dépit d’une défaite en cinq sets en janvier au 2e tour de l’Open d’Australie. «C’est toujours un avantage de mener devant Federer, enchaîne Di Pasquale. D’autant que lui est un peu moins bien en ce moment. Aujourd’hui, ses adversaires savent qu’ils peuvent le battre. Avant, c’était plus un discours qu’autre chose. Histoire d’y croire un minimum.»
Même un peu entamé, Federer reste pourtant un adversaire maousse, contre lequel Simon craint toujours de prendre une valise, come il l’expliquait en début de saison. «Physiquement, c’est un avion. Aucun joueur ne va plus vite que lui. Si tu ne joues pas extrêmement bien, tu rentres chez toi. Chaque fois, j'ai cette impression là contre lui.» Pour une place en demie, la première Masters 1000 depuis Madrid en octobre 2008, le Français connaît au moins la marche à suivre. Dans son opération reconquête, il ne serait pas non plus contre un succès de prestige.


















