La fin d'un tabou dans l'Hexagone

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Depuis plus de vingt ans, l'état français a lutté contre l'introduction en Bourse de ses clubs professionnels

Au plus fort du courant « boursier » qui traversait le football à la fin des années 1990, Marie-George Buffet avait rejeté en bloc cette idée

« C'est une question de principe

Ce processus est dangereux car il nie l'incertitude sportive », déclarait la ministre des Sports en 1999

La loi du marché l'a finalement emporté, même si les différentes expériences à l'étranger devraient faire réfléchir les dirigeants français

Entre Manchester United, dont le milliardaire américain Malcolm Glazer a progressivement racheté toutes les parts, ou la Juventus Turin, dont le colonel libyen Mouammar Kadhafi détient 7,5 %, les exemples de dérives liées à la cotation en Bourse des clubs ne manquent pas

stade Parmi les clubs de Ligue 1, seul l'AJ Auxerre est actuellement propriétaire de son stade. Le RC Lens est assimilé comme tel puisque le club possède un bail emphytéotique (pour quatre-vingt-dix-neuf ans). L'Olympique Lyonnais a de son côté le projet de construire un stade de 60 000 places sur un terrain privé.