Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Pourquoi les Bleus se rendent à Sousse

Pourquoi les Bleus se rendent à Sousse

FOOTA deux semaines du Mondial, l'équipe de France fait étape en Tunisie...
Matthieu Payen (avec B. V.)

Matthieu Payen (avec B. V.)

Sousse, ses plages, sa médina. Après les montagnes de Tignes, les Bleus changent de cadre et prennent l’avion jeudi à 17h pour la mer tunisienne. Mais attention, la bande de Raymond n’est pas là pour faire du tourisme. A deux semaines de la Coupe du monde, la préparation entre dans sa phase critique. «Trois semaines avant l’entrée en compétition, on entame le travail physique dur, explique Jean-Marcel Ferret, l’ancien médecin des Bleus. Il faut un certain temps avant d’être en bonne condition physique et en tirer les bénéfices. C’est la montée en puissance.»

Mais alors pourquoi la Tunisie? La raison principale est diplomatique. Les sifflets qui ont retenti au Stade de France lors de la Marseillaise, avant la rencontre entre les deux sélections en 2008, ont laissé des traces. Du coup, rien de mieux qu’un autre match pour oublier le passé et sceller une amitié nouvelle entre les deux fédérations.

Climat favorable

D’ailleurs, les Tunisiens réservent un accueil quatre étoiles à l’équipe de France. Thierry Henry, Patrice Evra et les autres poseront leurs valises à la Star’s Sport Residence, un complexe grand luxe équipé de multiples infrastructures sportives: un centre de fitness, une piscine couverte, sept courts de tennis et quatre terrains de football. Les Bleus ont tout ce qu’il faut pour affermir le mollet et gonfler les quadriceps. Comme à Tignes, diront les mauvaises langues. «Mais l’expérience nous a montré que rester au même endroit est un erreur, poursuit Jean-Marcel Ferret. Lors des préparations, il faut surprendre les joueurs, les obliger à changer leurs habitudes.»

Toutefois, l’ancien toubib s’étonne du choix de la Tunisie: «Moi, j’aurais bien vu une semaine de préparation à Clairefontaine parce que quand on travaille dur, il faut avoir ses repères.» Mais l’encadrement des Bleus a pensé à tout puisque question repères, les femmes des joueurs et leurs bambins sont conviés à venir apporter du réconfort à leur footballeurs de maris et pères. Autre inquiétude relevée par le docteur: «Il risque d’y avoir des températures très élevées à Sousse. Or, on ne peut pas travailler dur sous une grosse chaleur.» Là encore, l’équipe de France s’est renseigné. Sousse bénéficie encore à la fin mai de la douceur du rivage méditerranéen. Le thermomètre ne devrait pas franchir les 30°C.