La deuxième grande marche de Jean-Marc Mormeck

BOXE Pour son deuxième combat chez les Lourds, le boxeur de Bobigny s’attaque à un Top 10...

Matthieu Goar

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Jean-Marc Mormeck (à gauche) lors de la pesée contre Fres Oquendo, le 5 mai 2010
Jean-Marc Mormeck (à gauche) lors de la pesée contre Fres Oquendo, le 5 mai 2010 — S. Pouzet / 20minutes

Jean-Marc Mormeck descend de la balance, reste en shorty pour répondre aux premières questions. «Il est affûté. Ça ne m’étonne pas, il a préparé ce combat sérieusement. Il va bouger sur le ring.» Le micro vient d’annoncer Fres Oquendo à 98,300 kg. Bien loin des 104 kilos attendus et tout près des 98,100 kg du boxeur de Seine-Saint-Denis, son poids de forme. Le défi annoncé aura bien lieu.

Jeudi soir, à la Halle Carpentier, Jean-Marc Mormeck dispute don deuxième combat chez les Lourds. Vinnie Maddalone, battu aux points en décembre malgré une préparation écourtée à cause d’un biceps défaillant, le boxeur de Bobigny franchit un sacré palier avec "Fast Fres". L’Américain d’origine portoricaine est classé aux alentours de la 10e place mondiale, selon les fédérations. «C’est vrai que j'utilise un peu un raccourci. Logiquement, j'aurai dû chercher un boxeur classé entre Maddalone et Oquendo mais j'ai toujours fonctionné comme ça. Je vais être encore un peu fou et poursuivre sur cette voie», explique le Guadeloupéen qui rêve de combattre un top 5 et une ceinture mondiale début 2010.

Grosse mise de gants

Fier de ne pas avoir choisi un tocard (Oquendo a disputé deux ceintures: Chris Byrd (titre IBF en jeu) en septembre 2003 et John Ruiz en avril 2004 (titre WBA en jeu)), Mormeck a effectué une grosse préparation (75 rounds disputés à l’entraînement) et travaillé spécifiquement. «Avant Maddalone, je m’étais concentré sur le déplacement. Cette fois-ci, il faudra surtout le cadrer puis travailler au corps.» Afin d’éviter l’allonge d’extra-terrestre (203 cm d’envergure de bras) de l’Américain et son poing droit surpuissant pour lequel il a fallu trouver des gants spécifiques (taille 26, plus que Valuev).

Après la pesée, dans son coin, Fres Oquendo qui a failli arracher le décor en allant se changer, se détend. «Bien sûr que je suis heureux d’être en France, glisse l’Américain qui n’a jamais disputé un combat en dehors des USA mais a connu Mormeck dans les camps d’entraînement de Don King. Demain? Je serai très fort...»