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Stéphane Diagana stoppe sa carrière sur 400 m haies

Stéphane Diagana stoppe sa carrière sur 400 m haies

Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre la décision d’arrêter l’athlétisme ? Stéphane Diagana : Je m’étais dit que j’arrêterai après les Jeux. Mais j’ai été blessé deux fois, dont une lésion au mollet lundi dernier et je ne pouvais pas tenir les délais pou
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Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre la décision d’arrêter l’athlétisme ? Stéphane Diagana : Je m’étais dit que j’arrêterai après les Jeux. Mais j’ai été blessé deux fois, dont une lésion au mollet lundi dernier et je ne pouvais pas tenir les délais pour figurer sur le podium à Athènes, ce qui était mon objectif. Cette décision a-t-elle été difficile à prendre ? Non, je savais qu’elle s’imposait. C’est frustrant car j’ai eu beaucoup de blessures qui ont été pénibles à gérer dans ma carrière. Mais je suis un peu comme les vieilles voitures : ce n’est jamais le moteur qui lâche en premier, mais la carrosserie. Quel est votre meilleur souvenir ? Il y en a tellement, entre les performances, les médailles, les records et aussi les moments passés avec Fernand (Urtebise, ndlr), mon entraîneur. Ce sont véritablement de grands moments et je n’arrive pas à en détacher un. Quel regard portez-vous sur l’ensemble de votre carrière ? J’ai rencontré des gens passionnés, et au final, j’ai eu droit à une vie formidable dont je n’aurais pas pu rêver. Ma fierté est d’avoir gagné avec des idées. Je suis arrivé en 1988, au moment de Ben Johnson et de la RDA, et j’ai réussi au plus haut niveau sans avoir recours à des artifices, sans forcément haïr mes adversaires. Quels sont vos projets désormais ? C’est encore un peu tôt. Je vais prendre quelques mois pour réfléchir. Je suis diplômé d’une école de commerce, mais j’ai aussi un parcours sportif. J’aimerais bien rester près du sport, de l’athlétisme. Dans l’immédiat, je serai présent avec les athlètes à Athènes, car ils me l’ont demandé et cela me fait plaisir. Propos recueillis par Gaël Anger