Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Avec le hand, les Américains ne font pas ami ami

Avec le hand, les Américains ne font pas ami ami

HANDBALLLa délocalisation de la Coupe de la Ligue à Miami a tourné au fiasco...
R.S.

R.S.

Pour un joueur de handball de D1, jouer devant 2.000 personnes n’est pas si courant. Qu’ils soient Montpelliérains, Istréens, Chambériens ou Toulousains, les demi-finalistes de la coupe de la Ligue 2009 auraient joué dans une salle comble si leurs rencontres avaient été organisées au pays des champions du monde. Mais dans une arène de 18.000 places assises, on pourrait croire à la tenue de matchs à huis clos.

A Miami, la Ligue nationale de handball a délocalisé sa compétition en croyant populariser un sport aussi méconnu que le baseball en France. Mais l’opération a tourné au fiasco. Difficile pour les quatre équipes de faire la promo du hand dans l’immense salle du Miami Heat, désespérément vide. Même samedi, ils n'étaient qu'une poignée pour assister au triomphe d'Istres face à Montpellier. Par ailleurs l'une des plus grande surprises de la saison...

Trop ambitieux

A l'origine de ce projet un peu excentrique, un ancien joueur roumain, Christian Zaharia, reconverti dans l'organisation d'événements sportifs en Amérique. Inspiré par l’exemple du football et du Mondial 94, il pensait que les Etats-Unis avaient le profil idéal pour succomber aux roucoulettes et autres kung-fu. «Le hand ressemble au basket, mais aussi au hockey sur glace parce qu'il y a des buts et du contact.»

Mais faute d’une promotion suffisante, l’événement est plutôt passé inaperçu. «On n'a pas eu de chance de tomber dans un tel contexte. Ca a mis un très gros coup de ralentisseur au projet», reconnaît Alain Smadja, président de la Ligue qui devrait réfléchir à deux fois l’année prochaine avant d’exporter l’événement.