05:26
La France n'est pas très sport avec le baby
Farid Lounas prend râteau sur râteau. Le président de la Fédération internationale et française de football miniature (dont le siège est à Nantes) se bat depuis des années pour que sa discipline soit reconnue comme un sport. Pour l'heure, il se heurt...David Phelippeau
Farid Lounas prend râteau sur râteau. Le président de la Fédération internationale et française de football miniature (dont le siège est à Nantes) se bat depuis des années pour que sa discipline soit reconnue comme un sport. Pour l'heure, il se heurte à un mur. « C'est le black-out total du côté du ministère », explique celui qui reconnaît toutefois avoir des soutiens locaux, comme Marie-Françoise Clergeau (adjointe aux Sports à la mairie de Nantes) et Michel Ménard (député PS). Cette absence d'agrément ministériel ne facilite pas « l'accès aux équipements », « l'encadrement des jeunes », et surtout, fait évidemment obstacle à toutes « subventions de la part des collectivités ».
Pour organiser ce Mondial, qui débute aujourd'hui à Mangin-Beaulieu, « c'est le système D, assure Farid. On se débrouille avec des échanges de services et du bénévolat. » Mais, finalement, pourquoi le baby-foot ne serait-il pas considéré comme un sport, alors que la pétanque ou le billard le sont ? Pour cet ancien top 5 mondial de la discipline et actuel gérant d'une société de production de cinéma, le baby possède les critères inhérents à la dénomination « sport ». « C'est tout d'abord physique, explique Farid. Sans doute plus que le tir à l'arc ou la pétanque... [les parties de baby-foot peuvent durer des heures et les avant-bras et poignets sont mis à rude épreuve]. » Deuxième aspect : « C'est technique. Il faut six à huit heures d'entraînement par jour pour être international. » Enfin, l'aspect « psychologique » est primordial. « Il est nécessaire d'avoir un grand sens tactique. La tension est forte... » ■


















