« Da Rocha rêve de me faire un petit pont »
Nicolas SavinaudRecueilli par David Phelippeau - ©2007 20 minutes
Nicolas Savinaud
Milieu de terrain de Guingamp, ex-Canari (de 1989 à juin 2007).
Samedi soir, vous accueillez le FC Nantes (19e journée de L2). Allez-vous donner quelques tuyaux à votre entraîneur ?
Peut-être, si on me le demande. Mais en réalité, je n'ai pas beaucoup vu Nantes jouer cette saison. J'avais beaucoup de mal à regarder un match des Canaris et de me dire que je ne jouais pas avec eux...
Cela signifie que vous regrettez votre choix ?
Non, je ne regrette pas d'être venu ici. De toutes façons, à Nantes, on ne me proposait rien, alors qu'ici, le challenge était clair.
En patientant davantage, ne pensez-vous pas que le changement de dirigeants vous aurait été profitable ?
Je ne peux pas savoir. Mais, le coach [Michel Der Zakarian], qui est encore en place, était hésitant par rapport à moi. Partir était la meilleure solution.
Partir sur un tel échec avec Nantes, n'était-ce pas frustrant ?
Ça m'a ennuyé de quitter le club là-dessus, mais je ne suis pas parti comme un voleur. Je répète qu'on n'a rien fait pour me garder... J'aurai toutefois toujours le regret d'avoir fait partie du groupe qui est descendu avec Nantes !
A vos débuts dans les Côtes-d'Armor, le FCNA vous a-t-il manqué ?
Des gens m'ont manqué, bien sûr. Da Rocha, par exemple. Le fait de ne pas se voir dans les vestiaires, ça nous a fait bizarre. Je n'irai pas jusqu'à dire que je l'ai cherché, mais pas loin... Il y a eu aussi le moment où j'ai enfilé le maillot de Guingamp. J'ai néanmoins très bien vécu cette transition car ma décision était réfléchie.
Avez-vous déjà évoqué la rencontre avec votre copain Frédéric Da Rocha ?
Oui. Je sais qu'il rêve de me faire un petit pont. Après, je connais par coeur son crochet, sa vivacité (rires) ! Je connais tout de lui. Egalement tout le talent et la capacité qu'il a à montrer l'exemple à ses partenaires.
Etes-vous jaloux de la première place nantaise ?
Pas du tout. Je préférerais seulement qu'on se batte ensemble pour la tête du classement. Samedi, il n'y aura pas de place pour les sentiments. Nantes n'a pas un besoin vital de ces trois points pour remonter en L1. A l'inverse, nous, on en a vraiment besoin !
Dans la vie quotidienne, passer d'une ville comme Nantes à une ville comme Guingamp (8 000 habitants), n'est-ce pas compliqué ?
Je le savais avant de venir ici. C'est calme, je traîne un peu moins le soir. C'est ma femme qui a été la première heureuse que je signe à Guingamp (rires)...
Il vous reste un an et demi de contrat. Si Nantes se manifeste dans quelques mois, que faites-vous ?
J'y réfléchirai à deux fois.
Vous avez des nouvelles de Rudi Roussillon (ex-président du FC Nantes) ou de Fabien Barthez ?
Non. Je n'ai pas de contacts, mais pas de rancoeur non plus. Seule certitude, je ne pense pas à eux tous les jours en me rasant...


















