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Nicolas Anelka: «J'aimerais beaucoup travailler pour le PSG»

Nicolas Anelka: «J'aimerais beaucoup travailler pour le PSG»

FOOTBALLL'attaquant de Bolton et l'équipe de France s'est confié à 20minutes.fr...
Recueilli par Gil Baudu

Recueilli par Gil Baudu

Il a 28 ans, mais a déjà connu de nombreux clubs. Nicolas Anelka a porté successivement les couleurs du PSG, d'Arsenal, du Real Madrid, de Liverpool, de Manchester City et de Fenerbahçe. L'attaquant de l'équipe de France évolue aujourd'hui à Bolton. Il est l'un des meilleurs goleadors de Premier League, avec 8 buts. Courtisé par les plus grands clubs anglais, l'enfant de Trappes prend son temps. Et depuis Londres, il garde un oeil attentif sur la situation peu envieuse du PSG. Anelka se confie à 20minutes.fr...


Comment situeriez-vous la Premier League par rapport aux championnats espagnol, allemand et italien?

Ca fait très longtemps que je dis que c’est le meilleur championnat du monde. Il n’y a qu’à regarder le parcours des clubs anglais en Ligue des champions. Chaque saison ou presque, quatre équipes jouent les 8es de finale. Ce n’est pas anecdotique. Et puis la Premier League est très médiatisée. Aux Etats-Unis, on connaît le soccer à travers Manchester, Arsenal, Chelsea et Liverpool.


Est-il vraiment supérieur à la Ligue 1?

En France, il y a incontestablement beaucoup de bons joueurs. Mais s’ils veulent franchir un cap, ils sont obligés d’évoluer à l’étranger. Partir très tôt en Angleterre, puis en Espagne et en Turquie, cela m’a apporté beaucoup d’expérience. Je me suis endurci. J’ai découvert d’autres cultures. En Angleterre, les structures sont meilleures. Et puis il y a une vraie ferveur. Tout tourne autour du foot. Les supporters soutiennent leur équipe. Que leur club évolue en première ou en quatrième division, ils restent fidèles à leur club. En France, on ne supporte que les grosses équipes.


On vous annonce à Manchester ou à Chelsea cet hiver…

Pour moi, ce n’est pas d’actualité. Je me sens bien à Bolton et je ne veux pas bouger pour bouger. Si un club est intéressé, qu’il contacte mes dirigeants. Après, on discutera éventuellement.


Envisagez-vous de revenir un jour en France ?

Non, pas du tout.


Même à Paris?

Le PSG, c'est le club de mon cœur. Je le supporte depuis que je suis tout petit. Ça me fait mal de les voir dans cette situation. Après ma carrière, j'aimerais beaucoup travailler dans l'encadrement du club, d’ici cinq ou six ans. Je ne sais pas dans exactement dans quel rôle, car j’espère bien que d’ici là, le PSG ira mieux ! Cela fait des années que Paris connaît des difficultés, mais elles ne paraissent pas insurmontables. Il y a suffisamment de talents individuels pour sortir l’équipe de la zone rouge.


Mais Paris ne peut pas se contenter du maintien. Que manque-t-il au PSG pour devenir un grand club ?

De l’argent. Paris n’a plus les moyens financiers pour attirer de grands joueurs. Le club a été repris par un investisseur américain (Colony Capital). C’est bien, mais il faut que cet actionnaire soutienne le club dans les bons comme dans les mauvais moments. Pour l’instant, je n’ai pas l’impression que ce soit le cas.


La France a-t-elle les moyens de remporter l’Euro 2008, qui aura lieu du 7 au 29 juin, en Suisse et en Autriche?

C’est vrai que le tirage au sort est très compliqué, mais on a les moyens de remporter ce championnat d’Europe. On a un très bon groupe, qui se connaît de mieux en mieux. De toute façon, pour aller au bout, il faudra battre toutes les équipes.


Quels rapports entretenez-vous avec Raymond Domenech?

C’est grâce à lui que je suis revenu en équipe de France. Il parle beaucoup aux joueurs et avec lui, on a vraiment l’impression qu’il sait où il va. Il a su intégrer des jeunes joueurs et faire un joli cocktail avec des anciens.


Vos relations avec les sélectionneurs n’ont pas toujours été très bonnes…

C’est faux. Jacques Santini, j’ai parlé avec lui cinq minutes quand il a pris la tête de l’équipe de France. Après, il n’est jamais venu me voir jouer et il a fait ses choix. Je les respecte. Je n’ai jamais eu le moindre problème avec Jacquet (Aimé) et Roger Lemerre. Pendant trois ou quatre ans, je n’ai pas été bon. J’ai continué à bosser et on m’a redonné ma chance.


A vos débuts, vous aviez l’image d’un joueur rebelle, difficile à canaliser. Vous êtes-vous assagi?

Mon jeu a évolué, mais pas mon comportement. On dit que j’ai soi-disant un sale caractère, mais là encore, c’est faux. J’ai toujours été discret et timide.


Pensez-vous déjà à l’après-football?

Même si c’est encore un peu loin, j’y pense depuis très longtemps. Je suis en train de monter ma marque de vêtements. Je m’occupe du design des t-shirts, polos, pantacourts et survêtements. J’ai toujours été très attiré par la mode. Et puis je sais ce que les jeunes aiment porter. Par ailleurs, je suis coproducteur d’un disque de rap qui sortira en avril.