JO 2016: Un entraîneur Kenyan passe le test anti-dopage à la place d'un athlète, il est exclu des Jeux

DOPAGE Pour sa défense, il ne l’aurait pas fait exprès : il profitait d’une accréditation qui n’était pas la sienne pour se restaurer…

P.C

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Avant, John Anzrah, Michael Rotich avait lui aussi été exclu des JO de Rio pour une affaire de dopage
Avant, John Anzrah, Michael Rotich avait lui aussi été exclu des JO de Rio pour une affaire de dopage — Stringer/AP/SIPA

Les JO ne durent que deux semaines, pourtant les petites histoires sont légion, certaines moins belles que d’autres. Imaginez : un entraîneur Kényan, John Anzrah, a tout bonnement passé un contrôle antidopage à la place d’un de ses athlètes, supposément Ferguson Rotich (coureur du 800m). Forcément, l’entraîneur a été exclu des Jeux Olympiques et renvoyé au Kenya où il est actuellement détenu pendant qu’une enquête est menée à son encontre.

Ça pourrait être une histoire de dopage de plus : l’entraîneur se fait passer pour un athlète, donne un échantillon d’urine et signe les documents pour couvrir un membre de son équipe. Sauf que, selon un officiel Kényan, si John Anzrah s’est retrouvé à passer ce test inopiné, c’est parce qu’il aurait pris l’accréditation d’un athlète pour profiter des repas gratuits du Village Olympique. Une fois que des officiels de l’agence mondiale antidopage l’ont emmené pour un test surprise, il n’aurait pas osé dire la vérité.LA honte de se goinfrer gratos sûrement. Belle imagination pour trouver une excuse pareille, en tout cas.

C’est le second entraîneur Kényan « viré » de ces JO pour des histoires de dopage. Michael Rotich proposait à des représentants d’athlètes de les prévenir des tests à venir en échange d’argent. Sauf que ces « représentants » étaient en fait des journalistes sous couverture. Pas de chance.