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Le père de Reeva Steenkamp insiste pour que Pistorius «paie pour son crime»
FOOTBALL•La justice doit fixer la peine de l'athlète...20 Minutes avec AFP
Le père de Reeva Steenkamp, tuée par Oscar Pistorius en 2013, a témoigné en pleurs mardi devant un tribunal de Pretoria où il a insisté pour que le champion paralympique sud-africain «paie pour son crime» commis, selon lui, après une dispute du couple.
C'est la première fois depuis le début de la procédure judiciaire en 2014 que l'un des deux parents de Reeva prend la parole devant la justice, qui doit désormais fixer la peine d'Oscar Pistorius, reconnu coupable de meurtre. «Ca a été très difficile pour moi de lui pardonner (...). Il doit payer pour ce qu'il a fait. Il doit payer pour son crime», a insisté Barry Steenkamp, 73 ans, la voix chevrotante, et trop frêle pour se tenir debout à la barre.
«J'y pense en permanence»
Pendant ce témoignage poignant, sur le banc des accusés, Oscar Pistorius, en costume sombre, tenait sa tête dans ses mains. Reeva, top model de 29 ans, «devait être terriblement effrayée et dans une souffrance atroce» quand elle a reçu les quatre balles de gros calibre tirées par Oscar Pistorius, la nuit de la Saint-Valentin 2013, a poursuivi Barry Steenkamp. «J'y pense en permanence.»
Le drame s'est produit dans la maison ultra sécurisée d'Oscar Pistorius à Pretoria, où il a tiré à travers la porte des toilettes où était enfermée sa petite amie. Pour sa défense, il a toujours affirmé l'avoir prise pour un cambrioleur.
Pas de prémiditation
Mais selon Barry Steenkamp, le couple s'est disputé peu avant le drame. Si l'ancien athlète âgé de 29 ans a été reconnu, en appel, coupable de meurtre, ni la préméditation ni l'existence d'une dispute n'a toutefois pu être établie au cours du procès.
Reconnu coupable en appel de meurtre, le sextuple médaillé d'or encourt au moins 15 ans de prison. Mais sa peine pourrait être réduite compte tenu de son handicap - il est amputé des deux jambes - et du temps qu'il a passé en prison.
Il a été emprisonné pendant un an avant d'être assigné, en octobre dernier, à résidence chez son oncle. L'audience pour fixer sa peine - une sorte de mini-procès où les deux parties présentent des témoins et avancent leurs arguments - est programmée pour la semaine. Les débats reprendront mercredi matin, avec une personne qui «livrera un témoignage émouvant» selon l'accusation.


















