Frank Bignet, membre de l’équipe de France de triathlon, participe demain à l’épreuve niçoise

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Frank Bignet : Tout est divisé par quatre par rapport au format le plus connu. Je me « contente » de faire 1,5 km à la nage, 40 km à vélo et je termine par 10 km en course à pied. Je suis donc un triathlète sprinteur, mais c’est la seule catégorie reconnue comme discipline olympique. Cela veut-il dire que le format classique ne vous intéresse pas ? Lorsque l’on se met au triathlon assez tard, c’est souvent la souffrance qui vous excite. On choisit alors le format Ironman (3,8 km à la nage, 180 km en vélo et un marathon pour finir). En revanche, en commençant tôt, on débute par le court. Et si on obtient de très bons résultats, on y reste. Vous n’avez donc jamais fait un triathlon Ironman ? Je ne sais même pas si j’en suis capable. L’image du triathlon est souvent associée à celle d’athlètes à l’agonie. Cela vous lasse-t-il ? Tout à fait. Des sportifs en difficulté, qui souffrent, vous en trouvez dans toutes les disciplines et à tous les niveaux. Ce n’est pas une spécificité du triathlon. Après une épreuve, je suis encore frais pour aller boire un verre ! Et ce, même si vous plongez parfois dans des plans d’eau pas toujours très propres ? La seule mauvaise surprise dont je me souvienne a eu lieu lors d’une édition du triathlon de Paris. Avant de se jeter dans la Seine, tous les concurrents ont vu flotter devant eux un tas d’ordures. On s’est alors tous regardés, mais on a quand même plongé... Le triathlon de Nice, demain, s’annonce comme un bon test... Ce sera une vraie préparation pour les Championnats du monde en Nouvelle-Zélande, début décembre, qualificatifs pour les JO d’Athènes. Propos recueillis par Jérémy Alen