France-Allemagne: Les sept questions que l'on se pose sur les Bleus

FOOTBALL Les Bleus affrontent les champions du monde vendredi...

R. B., J. L et B. V.

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Anthony Martial et Olivier Giroud se congratulent lors du match contre le Danemark le 11 octobre 2015.
Anthony Martial et Olivier Giroud se congratulent lors du match contre le Danemark le 11 octobre 2015. — AFP PHOTO / ODD ANDERSEN

Naturellement, pas une seule conférence de presse des Bleus n’a échappé aux questions sur les écoutes de Karim Benzema, la mise en examen du joueur du Real Madrid ou sur un éventuel soutien à Mathieu Valbuena. En attendant, l’équipe de France a quand même un match contre les champions du monde allemands à disputer vendredi soir. Le genre de rencontres où l’on pourra trouver des réponses à plusieurs questions légitimes à sept mois de l’Euro à la maison.

Olivier Giroud a-t-il les épaules ?

Depuis le barrage contre l’Ukraine, l’avant-centre d’Arsenal vient en équipe de France dans un rôle clair et net de remplaçant de Karim Benzema. Les tourments judiciaires de ce dernier lui donnent le droit de rêver prendre la place de numéro 1 en pointe. Son doublé contre le Danemark en octobre l’a relancé alors qu’il squattait le banc d’Arsenal mais la Mannschaft sera -oui oui, on vous l'assure- un test plus compliqué. « Il fait partie des six joueurs offensifs qui auront un rôle à jouer entre le match de demain et le match de mardi », s’est contenté de glisser en conférence de presse Didier Deschamps, soucieux de ne pas trop charger son joueur.

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Kingsley Coman va-t-il « tout casser » ?

Il se dit prêt à « tout casser » en équipe de France. Alors qu’il enchaîne les matchs avec le Bayern Munich, Kingsley Coman s’imagine déjà intégrer la liste des 23 à l’Euro 2016. Si le jeune homme de 19 ans ne devrait pas débuter comme titulaire contre l’Allemagne, l’ex-joueur du PSG est attendu dans le rôle du joueur qui rentre pour tout retourner à vingt minutes de la fin et provoquer l’orgasme des footix tricolores. Pour l’instant, on ne lui demande que ça.

Et si on gagnait contre un gros Stade de France ?

Ça fait exactement 13 mois que l’équipe de France n’a pas gagné dans son stade fétiche. C’est long, même si les Bleus n’y ont joué depuis que deux rencontres. Pour deux défaites. Mais alors deux vraies défaites, bien bien bien bien moches. La première avec une petite humiliation face au Brésil en mars (1-3), la deuxième avec quatre buts encaissés face à la Belgique (3-4) quelques mois plus tard. Histoire de remettre l’équipe de France à sa place, loin des favorites de l’Euro. Alors forcément, une victoire vendredi ferait du bien. Autant pour ne pas créer un complexe « Stade de France » que pour montrer à nos futurs adversaires qu’on ne sera pas pour éplucher les concombres en juin prochain.

Lassana Diarra va-t-il confirmer ?

Faire le malin contre l’Arménie c’est sympa, confirmer contre l’Allemagne l’est encore plus. Après un convaincant retour en équipe de France début octobre, Lassana Diarra joue l’assurance d’une place de titulaire à l’Euro vendredi au Stade de France. Oui, rien que ça. S’il nous ressort le même match que contre le PSG, « Lass » peut être tranquille et envoyer un clin d’œil entendu à Yohan Cabaye au prochain entraînement. Comme un prince.

Comment vont les revenants Ben Arfa et Gignac ?

Leur retour fait plaisir à tout le monde, mais ce serait oublié qu’il n’est que circonstanciel. Ben Arfa, auteur d’un début de saison inespéré à Nice, bénéficie sans doute de la mise au repos forcée de Valbuena, alors que Gignac passe devant Lacazette on ne sait pas trop comment. Bref, il va falloir être bon sur le gros quart d’heure qui risque de leur être accordé contre les Teutons, puis contre les Anglais. Ça ne laisse pas beaucoup de temps à Hatem pour nous offrir un slalom de rêve, ni à Dédé pour planter une volée papinesque en lucarne, mais l’espoir fait vivre.

Martial est-il toujours aussi monstrueux ?

Sa dernière apparition en bleu est encore un délice dans les mémoires. Enfin si l’on excepte celles du latéral danois Jacobsen, qui s’était fait saucer comme jamais en première mi-temps à Copenhague par l’attaquant mancunien. Depuis, le phénomène est encore monté en gamme. Il est même la seule raison de s’infuser les matchs d’une équipe de Manchester United chiante à mourir en Premier League. L’actualité du cas Benzema lui offre un boulevard.

Paul Pogba va-t-il revenir à son meilleur niveau avec les Bleus ?

Son début de saison n’a pas été des plus fabuleux et il avait raté sur blessure les deux derniers matchs des Bleus. S’il recommence à exciter YouTube avec quelques gestes bien sympas avec la Juventus Turin, Paul Pogba se doit de nous faire un peu rêver. D’autant que son quart de finale de Mondial contre les Allemands n’était pas des plus fameux. « Il y a un an, c’était une grande compétition, c’était sa première, appuie Deschamps. Demain (vendredi), il est amené à avoir un rôle important au milieu comme d’autres joueurs aussi. » S’il pouvait mettre une roulette à Schweinsteiger, ça nous irait bien.