Tour de France 2015: Les 17 phrases qui vont vous rendre dingue pendant trois semaines

CYCLISME La petite reine de la Grande Boucle du tour de la France, c'est parti...

N.C.
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Vincenzo Nibali et son équipe d'Astana célèbrent leur victoire dans le Tour de France, le 27 juillet 2014.
Vincenzo Nibali et son équipe d'Astana célèbrent leur victoire dans le Tour de France, le 27 juillet 2014. — JEAN-PAUL PELISSIER / POOL / AFP

Le cyclisme, une affaire de spécialistes. Chaque année, début juillet, quand l’odeur du prologue du Tour vient leur chatouiller les narines, certains s’empressent de ressortir leur « Manuel du petit cyclix illustré », avec tout plein de belles expressions adaptables à toutes les circonstances de course. Un kit de survie qui a une légère tendance à faire saigner les oreilles des gens normaux. Parce qu’il est important de s’y préparer mentalement, voici un petit inventaire de ce qui vous attend pendant trois semaines.

« Le Tour de France, c’est le tour de la France »

En même temps, chaque année on dit non et ça ne change rien…

« Ne courez pas à côté des coureurs »

Il faut se mettre à la page. Depuis l’an dernier, il faut plutôt dire « ne prenez pas de selfies au passage des coureurs ».

 

« L’autre s’est mis sur son porte-bagages, il va le sauter sur la ligne »

Mieux vaut insulter directement le malotru qui fait sa feignasse dans l’échappée, ça fait toujours du bien et puis ça fait moins ancien combattant.

« Ça visse là en tête de peloton »

Comme dans toutes les fins d’étapes de toutes les premières semaines de toutes les grandes courses de tout l’univers.

« Les grosses cuisses vont s’expliquer »

« De toute façon, les Français, ils sont incapables d’attaquer en montagne »

La preuve (à partir de 8’30 sur la première vidéo).

« On tient peut-être le successeur de Bernard Hinault »

Courage, il y a un jour où ça finira par payer. Mais pas tout de suite, même si on adore Thibaut Pinot.

« Froome, quand même, qu’est-ce qu’il est maigre »

Malgré ses bras de poulet asthmatique, il fait 71 kg le Britannique.

ERIC FEFERBERG/AFP

« Tu savais que Péraud il avait été champion de VTT avant ? »

Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii. Et fais attention à toi si tu reposes la question.

« Quintana il s’était révélé en gagnant le Giro en 2014 »

Au pire c’était sur le Tour 2013. Mieux, en remportant le Tour de l’avenir 2010.

« Kwiatkowski s’est bien refait la cerise après avoir fini à 18 minutes hier »

On peut être d’accord sur le fond, surtout si le Polonais est dans le même état d’esprit que l’an dernier, mais rien ne peut excuser ça.

« De toute façon, ils sont tous dopés »

Alors, certes, il y a quelques désillusions par le passé. Mais NON, ils ne sont pas tous dopés. Et puis ça ne suffit pas pour gagner un Tour.

« Non mais une victoire d’étape c’est déjà pas mal »

Pas quand on vient pour un top 5 et qu’on est à 8 minutes au général après les Pyrénées, non.

« Ah, il a mis le clignotant là »

Celle-là, il n’y en a qu’un qui a le droit de la sortir, c’est Gérard Rué. Marche aussi pour « il a tout mis à gauche ».

 

« Le peloton ne lui laissera pas de bon de sortie »

C’est sûrement parce qu’il a « une pancarte dans le dos »…

«Il a la bonne jambe aujourd’hui Chavanel, il est parti pour un sacré numéro »

Robert Chapatte/ARCHIVES/AFP

« C’est le baroud d’honneur de Spartacus »

La double peine. Parce que c’est les surnoms, il vaut mieux éviter aussi. Surtout quand c’est le « Panzer de Rostock » ou le « gorille de Cottbus ».