Présidence de la Fifa: Le Prince Ali dénonce «une culture de l'intimidation» et veut un débat public

CAMPAGNE ELECTORALE Le président de la Confédération asiatique Ali Bin Al-Hussein a demandé ce mardi la tenue d'un débat public entre les quatre candidats à la présidence de la Fifa...

N.C.

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Le Prince Ali Bin Al Hussein, à gauche, et Sepp Baltter, à droite
Le Prince Ali Bin Al Hussein, à gauche, et Sepp Baltter, à droite — Mohammad Hannon/AP/SIPA

La course à la présidence de la Fifa promet, cette fois, du débat. C'est en tout cas ce que réclame l'un des quatre candidats, Ali Bin Al-Hussein. Lors d'une conférence de presse ce mardi, le président de la Confédération asiatique (et donc l'un des vice-présidents de la Fédération internationale) a demandé la tenue d'un débat public entre les quatre hommes engagés dans cette campagne, à savoir Sepp Blatter, en quête d'un cinquième mandat, Michael van Praag, président de la Fédération néerlandaise, et le Portugais Luis Figo.

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Après quinze années de règne de Sepp Blatter, le Prince Ali veut redorer l'image de l'instance, écornée notamment par les soupçons de corruption dans l'attribution du Mondial 2022 au Qatar. «Il y a eu une culture de l’intimidation au sein de la Fifa, dénonce-t-il. Avant, des gens ont pris une position de principe et ils ont été punis. J’espère que les choses sont maintenant équitables.» Un message à peine voilé en direction du dirigeant suisse, qui a toutefois un «avantage naturel» pour l'élection du 29 mai prochain.

«Nous sommes dans la bonne direction», a ajouté Al-Hussein. Avant de préciser que les Fédérations qui lui avaient apporté leur soutien étaient l’Angleterre, Malte, la Géorgie, la Biélorussie et les Etats-Unis.