Coupe du monde de rugby féminin: Cinq bonnes raisons de suivre le XV de France

RUGBY Les Françaises accueillent la 7e édition du Mondial à partir de vendredi...

Nicolas Camus

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La demie d'ouverture de l'Equipe de France Estelle Sartini face à l'Ecosse, le 21 mars 2004, au stade de Murrayfield à Edimbourg.
La demie d'ouverture de l'Equipe de France Estelle Sartini face à l'Ecosse, le 21 mars 2004, au stade de Murrayfield à Edimbourg. — GABRIEL BOUYS / AFP

La Coupe du monde de rugby féminin débute vendredi, en France. L’occasion pour les joueuses de l’équipe de France de faire connaître leur sport, encore confidentiel. Elles ont en plus de bonnes chances de faire un bon parcours. 20 Minutes vous dit pourquoi ça vaut le coup de regarder leurs matchs.

Parce que ça joue bien

Un peu moins physique que celui de leurs homologues masculins, le jeu des rugbywomen offre davantage de séquences ballon en main. Résultat, un style plutôt attrayant, porté vers l’offensif et plaisant à regarder. «C’est un rugby frais, moins calculateur. Elles sont moins au point sur le plan tactique, donc les attaques prennent le pas sur les défenses, et le talent s’exprime plus librement», explique Alain Boixadera, le manager sportif de l’USAP féminine.

Parce qu’elles se sont entraînées très dur

Plus de jeu ne veut pas dire que les contacts sont moins denses. Pour mettre toutes les chances de leur côté, les Françaises ont musclé leur préparation. «On a pris conscience qu’il fallait qu’on se développe plus si on voulait rivaliser avec les Anglaises ou les Néo-Zélandaises. La musculation ne nous fait plus peur, assure la capitaine, Gaëlle Mignot. On a désormais une équipe très homogène. On est capables de rivaliser devant et derrière, ce qui n’était pas le cas ces dernières années.»
En plus, les Françaises se sont préparées à Tignes. Une bonne idée avant une Coupe du monde à domicile, dirait Aimé Jacquet…


Parce qu’elles restent sur un Grand Chelem lors du dernier Tournoi des VI nations

Preuve des progrès réalisés, le XV de France a remporté en mars dernier son quatrième Tournoi des VI nations en marchant sur ses adversaires. 69 points passés à l’Ecosse, 29 à l’Italie et 27 au Pays de Galles, le tout sans en prendre un seul. Et surtout, une victoire 18-6 très prometteuse contre les rivales anglaises. «J’ai été surpris de les voir les dominer comme ça, reprend Alain Boixadera. Les Anglaises, ce sont des semi-pros, du moins dans leur préparation physique, diététique, tactique. Les Françaises entrent peu à peu dans cet état d’esprit.»

Parce qu’elles ne manquent jamais le dernier carré

En fait, c’est arrivé une fois, en 1998. Mais sinon, la France a toujours atteint les demi-finales de la compétition. «On espère être présentes le 17 août (jour de la finale). On rêve de soulever la Coupe, annonce Gaëlle Mignot. Mais on ne va pas griller les étapes, surtout qu’avec trois poules de quatre équipes, seules les premières de chaque poule sont assurées de participer aux demi-finales.»

Parce qu’elles battent des nations de l’hémisphère sud, elles

Alors que les joueurs de Philippe Saint-André restent sur deux tournées désastreuses contre les nations de l’hémisphère sud (cinq défaites contre la Nouvelle-Zélande puis l’Australie), les protégées de Nathalie Amiel et Christian Galonnier ont laminé l’Afrique du sud en match de préparation, début juillet (48-6). De là à en faire des favorites face à l’ogre néo-zélandais, quadruple tenant du titre, peut-être pas. Mais l’équipe de France semble mieux armée que jamais pour tenter de glaner son premier titre mondial.