France - Nigeria: Entre chaleur et match à 13h, les Bleus doivent s’adapter à Brasilia
FOOTBALL•Le match à Brasilia face au Nigeria va mettre l’équipe de France dans une configuration nouvelle…B.V. à Ribeirao Preto
De notre envoyé spécial à Ribeirao Preto (Brésil),
Jusque-là, ils avaient été plutôt épargnés. Loin de la chaleur tropicale de Manaus, qui a exténué Italiens et Anglais, habitués à des horaires de match très confortables (16h et 17h, c’est-à-dire en début de nuit), les Bleus n’ont pas encore eu à souffrir de la rudesse climatique du Brésil.
Mais à Brasilia, lundi, pour le huitième de finale face au Nigéria, ça pourrait changer. Si les températures ne seront pas excessives, la météo annonçant autour de 28 degrés et 45% d’humidité, la ville est à l’intérieur des terres et ne bénéficie donc pas du tout d’air marin, comme l’équipe de France a pu en profiter à Salvador ou Rio.
«Certains ne sont pas habitués à manger des pates dès 9h30 du matin»
Sans compter que le match est prévu à 13 heures. Un horaire évidemment chaud et inhabituel pour les Bleus, obligés de changer leur routine d’entraînement. «Le coach nous a expliqué que jusqu’au match, on va changer notre programme légèrement pour faire chaque matin exactement comme le jour du match», raconte Morgan Schneiderlin. Un brunch à 9h30, puis entraînement à 13 heures au lieu de 16h30. Sous le soleil de Ribeirao Preto, l’équipe de France a connu ce vendredi sa première séance à l’heure du déjeuner, sans cryo-vestes pour refroidir les corps, comme Laurent Blanc en utilisait à l’Euro 2012.
Habitué en Angleterre à ces horaires étonnants, Bacary Sagna raconte comment on organise une telle journée. «L’ideal ce serait de se réveiller une heure avant le petit-déjeuner, vers 8h30, explique-t-il. Il faut bien s’alimenter pour éviter les carences, certains ne sont pas habitués à manger des pâtes dès 9h30 du matin.» Et ensuite, c’est déjà le départ pour le match. Pas la sieste habituelle, ni le «temps de tergiverser», poursuit Morgan Schneiderlin. «Moi j’aime bien, ça ne fait pas une longue journée à attendre le match jusqu’au soir», poursuit-il. Et tant pis si, du coup, il fait un peu plus chaud. «C’est un facteur important mais on sait que maintenant tout se joue dans la tête, coupe le milieu de Southampton. Mentalement on doit être prêt à se surpasser.»


















