Coupe du monde/Equateur: «On sait gagner des matchs en dehors de Quito»

FOOTBALL Renato Ibarra faut partie de la sélection équatorienne…

Julien Laloye (avec B.V.)

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La joie de l'équipe d'Equateur lors de sa victoire face au Honduras, le 15 juin 2014
La joie de l'équipe d'Equateur lors de sa victoire face au Honduras, le 15 juin 2014 — Andrew Medichini/AP/SIPA

C’est l’autre curiosité sud-américaine du groupe de la France. L’Equateur, désormais habitué des Coupes du monde malgré un petit raté en 2010, va jouer face aux Bleus sa qualification pour les huitièmes mercredi. Avec au menu: petits gabarits derrière, ailiers supersoniques et contre-attaques à tout va. Renato Ibarra, ailier du Vitesse Arnhem, nous a présenté avec la compétition son équipe dans le détail.

Quand on pense à l’Equateur, on pense à Valencia. Est-ce vraiment la star de la sélection?
Je joue à la même place que Valencia. C’est le capitaine de l’équipe, la référence dans notre pays. C’est un honneur pour moi d’être son remplaçant. Son rôle c’est d’encourager l’équipe, de lui dire qu’elle peut le faire. Il essaie de nous donner des conseils, de nous tranquilliser pour qu’on puisse profiter de chaque opportunité de jeu. C’est un vrai leader de jeu et un leader de groupe.

Comment joue l’Equateur?
On est connus en Amérique du Sud pour jouer rapidement vers l’avant en passant pas les côtés. Tout le monde sait comment on joue.  4-4-2 avec deux attaquants de pointe, toujours. Nos joueurs les plus talentueux jouent à l’aile et aiment tenter leur chance en un contre un.  On a des joueurs aussi très techniques derrière qui savent ressortir le ballon, même si ce n’est pas vraiment notre point fort.

Christian Benitez, votre meilleur attaquant, est décédé l’an passé en plein match. Comment l’équipe a-t-elle digéré cette perte?
Ca a été un coup très dur à encaisser pour tout le groupe, tous ese supporters. Une partie du monde a été choquée. On se remet peu à peu, il y a encore des fois où on croit qu’il va jouer avec nous, on se retourne, et il n’est plus là…Tous nos succès lui sont dédiés quelque part. Il va nous donner cette petite force supplémentaire pour se donner plus que les autres équipes.

Le foot en Equateur, ça représente quoi?
C’est le sport numéro 1 en Equateur. Avec les trois Coupes du monde que la sélection a joué, il n’y a pas photos avec le reste ! Bon, tout le monde est pour Manchester à cause de Valencia, mais les gens suivent aussi le championnat mexicain, le championnat russe, bref partout où il y a des joueurs du pays.

Le plus grand souvenir collectif autour de la sélection, quel est-il ?
Le match contre l’Angleterre en 2006. J’étais jeune, mais tout le pays se souvient de ce jour où l’Equateur a failli jouer les quarts de finale d’une Coupe du monde. Ca avait été un grand match, je me rappelle encore de l’occasion de Carlos Tenorio, un tir sur la barre qui a tout changé à 0-0….J’espère qu’on pourra aller plus loin.

Pensez-vous que l’équipe de France sera votre adversaire numéro 1?
Je crois que tout le monde chez nous sait ce que représente l’équipe de France et tous les trophées qu’elle a gagnés par le passé. Pour nous c’est un cadeau d’affronter une sélection aussi forte au Brésil.  Comme je joue sur le côté, j’apprécie beaucoup le jeu de Ribéry, j’espère pouvoir jouer un contre un avec lui pendant le match ! Pour moi la France fait partie des favoris.