Ligue 1: Gervais Martel «commence à être écœuré» par ses recherches de stade pour Lens

FOOTBALL Le président du RC Lens ne sait toujours pas où jouera son club la saison prochaine en Ligue 1...

Francois Launay
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M.Libert/20 Minutes

C’est un pavé dans la mare qu’a lancé Daniel Percheron. Le président du conseil régional du Nord Pas-de-Calais a annoncé ce lundi qu’un accord avait été trouvé avec les collectivités locales pour que Lens, privé de Bollaert rénové en vue de l’Euro 2016, joue la saison prochaine ses matchs de Ligue 1 au stade du Hainaut et au Stadium Lille Métropole. Sauf que cette dernière proposition ne convient pas à Gervais Martel, un président lensois désabusé par ce dossier de la délocalisation

Que pensez-vous de l’annonce faite par Daniel Percheron?

Il est hors de question d’aller au Stadium. C’est un stade de 16.000 places auquel il faut soustraire 2.000 places pour l’équipe adverse. Il resterait donc 14.000 places pour notre public. Or on avait 17.000 abonnés cette saison. Ce serait manquer de respect à notre public si on allait là-bas.

Quels sont vos souhaits pour la saison prochaine?

Il faut un stade qui puisse accueillir le public lensois en Ligue 1. On a l’accord du Stade de France pour jouer trois grandes affiches là-bas. Je demande aussi de jouer quatre matchs au stade Pierre Mauroy mais à priori on ne veut pas. On aimerait aussi jouer plusieurs matchs à Valenciennes qui a la capacité de recevoir Lens mais honnêtement, si c’était à refaire, je n’aurais pas demandé à jouer l’Euro à Bollaert.

Êtes-vous étonné de voir ce dossier traîner en longueur?

C’est incroyable. Ce sont des stades qui ont été financés par les contribuables et aujourd’hui, on n’arrive pas à prendre une décision ou à forcer X ou Y à prendre une décision.

Y a-t-il une date limite pour trouver une solution?

La seule date limite, c’est le premier match. Mais organiser une délocalisation prend beaucoup de temps et le calendrier de la Ligue 1 sort le 30 mai.

Êtes-vous inquiet?

Je commence surtout à être écœuré. Si ça continue, ils vont faire ça sans moi et j’aurais la paix.