Ligue 1 : L’art du maintien selon Sochaux
FOOTBALL•Le club n’a plus qu’à battre Evian la semaine prochaine pour rester dans l’élite à l’arraché, une fois de plus…Julien Laloye
C’est une statistique qu’il faudrait presque inventer. Quel club de L1 est relégable totue l’année, à l’exception de la première journée et de la dernière ? Le FC Sochaux, évidemment, en passe de réussir un pari assez invraisemblable : réussir à se maintenir avec 11 points à la trêve, du jamais vu dans l’histoire du championnat de France. Il suffira de battre Evian à Bonal samedi prochain et on n’en parle plus.
Un club habitué aux remontées fantastiques
De la gnognotte quand on s’appelle Sochaux. «Le fait d’avoir vécu situations dramatiques depuis plusieurs années, je ne dirais pas que ça provoque de l’accoutumance, mais ça permet d’y croire quand tout est fichu en théorie», résume Jacques Crevoisier, coordinateur du club en 2007-2008, la première saison où la Vierge est apparue dans le Doubs. 14 points à la trêve, arrivée de Gillot, et maintien in extremis. Même chose l’année d’après. Et toutes les autres ou pas loin. Quatre fois ces dernières saisons, le club s’en est sorti à l’arraché après avoir été relégable depuis la mi-septembre. Ce qui finit par le rendre attachant.
«On a le soutien aussi de pas mal de gens… On nous dit «On préfère que ce soit Sochaux qu’un autre qui reste en L1». Ça fait plaisir. Les Français aiment bien les contes de fées… S’il pouvait être sublime samedi prochain à 23h, ce sera merveilleux pour tout le monde», rêve tout haut Roudet, de toutes les fins de saisons au couteau. «Chaque année, le club vend ses meilleurs joueurs pour survivre, déplore Crevoisier, mais il prend les risques qu’il faut pour éviter la L2. Prendre Renard, un entraîneur exotique et aux choix un peu farfelus au début, il fallait oser.» Reviennent alors en mémoire les remerciements du beau gosse sochalien après un nul prometteur contre le PSG il y a peu. Remerciements à sa direction, qui n’a pas hésité à recruter cinq joueurs au mercato, quand d’autres auraient déjà fermé le robinet en prévision de la descente.
«Les risques qu'il faut pour éviter la L2»
«En toute honnêteté, au mois de décembre avec les joueurs qu'on avait, on ne pouvait plus rien espérer. A certains postes, on était trop faibles», se remémore Renard. André Ayew, le Zambien Sunzu, Yohan Pelé ou Florian Marange ont permis de stabiliser l’équipe juste à temps pour lutter jusqu’au bout (5e sur la phase retour). «Je ne les vois pas se planter contre Evian, reprend Crevoisier. Le groupe est au complet et la dynamique est de leur côté.» il sera temps, alors, de penser à l’après et au moyen de se sauver sa peau dans l’élite un peu plus tranquillement.


















