Les supporters de Saint-Etienne lors des incidents de Nice, le 23 novembre 2013, à l'Allianz-Riviera.
Les supporters de Saint-Etienne lors des incidents de Nice, le 23 novembre 2013, à l'Allianz-Riviera. — VALERY HACHE / AFP

Sport

Bagarre lors de Nice-Saint-Etienne: Prison ferme requise contre les supporters impliqués

VIOLENCES – Un mois après les incidents, sept protagonistes des affrontements entre Niçois et Stéphanois comparaissent devant le tribunal correctionnel…

Le Procureur de Nice a réclamé des peines de prison contre des supporters de Saint-Etienne et de Nice impliqués dans une bagarre. Selon un envoyé spécial de Nice Matin, il a requis cinq mois de prison ferme contre deux d'entre eux, poursuivis pour des faits de violence, et quatre à six mois avec sursis contre quatre autres.

Depuis le début d'après-midi ce jeudi, le tribunal correctionnel de Nice se penche sur l’affaire de la bagarre ayant opposé ultras stéphanois et niçois à l’Allianz Arena le dimanche 24 novembre. Un affrontement qui avait fait grand bruit, et entraîné l’arrestation de sept personnes: six Stéphanois âgés de 19 à 26 ans, et un Niçois.

Dans l’effervescence médiatique qui avait suivi, la justice avait affrété un avion pour rapatrier rapidement les Ligériens interpellés sur le Côte d’Azur. «C’était digne d’un procès pour terrorisme ou grand banditisme», se rappelle sur Nicematin.com Me David Jacquemin, qui a assuré la défense des Stéphanois et souhaite aujourd’hui dépassionner les débats.
 

Deux prévenus placés en détention provisoire

L’avocat avait refusé la comparution immédiate, et le tribunal décidé dans la foulée de placer deux supporters en détention provisoire pour «violences en réunion», dans l’attente du procès qui se tient ce jeudi. Les cinq autres prévenus sont soupçonnés de dégradation et de jets de projectiles, notamment de sièges.
 

Quatre parties civiles

La Ligue de football professionnel et l’AS Saint-Etienne se sont portées parties civiles, mais ne vont demander qu’un euro symbolique de dommages et intérêts.
L’OGC Nice et la Ville de Nice, également parties civiles, vont en revanche réclamer le remboursement des dégâts commis à l’intérieur du stade, soit plusieurs milliers d’euros.