Ligue 1: Quand le FC Nantes cartonne, Der Zakarian rappelle «qu'il nous faut encore neuf victoires»

A Nantes, David Phelippeau

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Le défenseur nantais Djilobodji célèbre la victoire du FC Nantes contre Evian, le 5 octobre 2013, à La Beaujoire.
Le défenseur nantais Djilobodji célèbre la victoire du FC Nantes contre Evian, le 5 octobre 2013, à La Beaujoire. — FRANK PERRY / AFP

Le FC Nantes est certain de passer la trêve internationale à une confortable mais surtout improbable cinquième place de la Ligue 1. Samedi soir, les Canaris, promus cette saison, n’ont fait qu’une bouchée (3-0) d’Evian-Thonon-Gaillard. Un troisième succès de rang qui les propulse encore davantage sur le devant de la scène nationale.

Contre les Haut-Savoyards, le FC Nantes n’a pas traîné. Dès la deuxième minute, Filip Djordjevic a ouvert la voie du succès. «On n’était même pas descendus du bus qu’on avait déjà pris un but»,ironise l’entraîneur de l’ETG, Pascal Dupraz. Deux autres buts – dont un autre de Djordjevic – ont scellé la victoire nantaise dans une ambiance exceptionnelle.

Une ferveur populaire incroyable

«Il se passe quelque chose avec ce public», a-t-on entendu à plusieurs reprises dans les couloirs du stade. Quelques 27 000 personnes étaient présentes pour un match qui n’avait pourtant rien d’une affiche. «Voir un stade vibrer comme ça, ça fait plaisir», reconnaît le coach nantais Michel Der Zakarian. Un entraîneur qui estime que le début de l’histoire d’amour entre sa formation et le public remonte à la saison dernière en Ligue 2.

«Sur un coup de pied arrêté, ça ne m'arrive pas souvent mais j’ai pris le temps de regarder le stade chanter et sauter, c’était fabuleux», raconte le milieu de terrain Lucas Deaux, qui tous les week-ends prouve qu’il a bien sa place en Ligue 1. Le piège c’est de se griser et d'oublier d’où on vient. Après, avec le coach qu’on a, il n’y a pas de risques car il va vite nous taper sur les doigts.» Et vite leur rappeler la priorité du club cette saison: «il nous fait encore neuf victoires pour se maintenir», rappelle, prudemment, l’entraîneur Michel Der Zakarian. En tout cas, s’il maintient ce rythme (16 points en 9 matchs), le FC Nantes pourrait atteindre son objectif bien plus vite que prévu.