5 raisons d'aller voir "La Fête des Mères"
Cinéma•Entre vérité et légèreté, le nouveau film de Marie-Castille Mention-Schaar est un éloge à toutes les mamans. Sortie en salle le 23 mai.Alizée Perrin - 20 Minutes Production
Si maman si… tu voyais le casting de « La Fête des Mères » ! Audrey Fleurot, Clotilde Courau, Pascale Arbillot, Carmen Maura, Nicole Garcia, Vincent Dedienne : il n’en fallait pas moins pour interpréter toutes les facettes de la figure maternelle. Ce film choral croise des portraits de femmes attachantes et surtout, toutes égales face à la maternité. A la fois maman poule ou maladroite, absente, omniprésente, souvent débordée, toujours aimante, forte et fragile à la fois et finalement, parfaitement imparfaite…
1. Pour la dimension féministe dans laquelle il s’inscrit
Depuis que certaines inégalités ont été mises à jour, les féministes 2.0 réinventent le combat en passant par de nouveaux formats comme le podcast, la newsletter ou les festivals… Dans ce contexte, « La Fête des Mères » revient à la source en mettant les femmes à l’honneur, qui plus est signé par une réalisatrice ayant fait ses preuves sur des sujets complexes, et incarné par des actrices qui font évoluer le cinéma chacune à
leur manière.
2. Pour la filmographie éclectique de Marie-Castille Mention-Schaar
Productrice, scénariste puis réalisatrice, elle réalise « Ma Première Fois » en 2012, un premier film qui raconte une histoire d’amour impossible. Avec « Les Héritiers » en 2014, elle confronte des jeunes en échec scolaire à la déportation de la Seconde Guerre mondiale. En 2016, elle se distingue avec « Le Ciel Attendra » dans lequel elle traite le sujet épineux de la radicalisation auprès des jeunes femmes. Avec « La Fête des Mères », elle s’empare d’un sujet plus léger pour une comédie drôle et touchante.
3. Pour la première fois au cinéma de Vincent Dedienne
Découvert par François Rollin, Vincent Dedienne s’illustre par une plume vive et cynique sur Canal+, TMC et RTL depuis quelques années. « C'était trop bien. Pour une première fois, tourner avec Nicole Garcia, c'est quand même pas mal. J’avais peur d'être nul, de ne pas imprimer la pellicule, que ce ne soit pas le même métier », se confie le comédien, auteur et désormais acteur.
4. Pour célébrer une fois de plus le courage maternel au cinéma
Le lien maternel est une source d’inspiration intarissable pour les cinéastes… Dans « Mommy », Xavier Dolan expose la violence que peut prendre la relation mère/fils. Plus récemment, « Lady Bird » de Greta Gerwig traitait de la difficulté de se dire « je t’aime » entre une mère et sa fille. Dans « Un heureux événement », Rémi Bezançon dévoile la complexité de la maternité quand « Juno » de Jason Reitman met en scène une adolescente faisant face à une grossesse imprévue. Comme « La Fête des Mères », tous ces films sont autant de preuves d’un amour si difficile à exprimer.
5. Pour son affiche hommage
L'affiche rappelle celle du film « American Beauty » de Sam Mendes (1999). Si dans ce dernier il est question d’une famille et de ses faux-semblants dans une Amérique puritaine et policée, « La Fête des Mères » traite de la réalité d’être une femme, une mère, une entrepreneuse voire une présidente ou une sans-abri, avec toute la charge mentale que cela implique. Cette affiche révèle à la fois la féminité, la fragilité et la tendresse qui caractérise une mère.


















