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Un « nettoyeur » bientôt envoyé dans l’espace pour les déchets autour de la Terre

Espace : Un collecteur d’ordures bientôt envoyé pour nettoyer les déchets autour de la Terre

Poubelle la vieEnviron 160 millions de débris spatiaux sont en orbite autour de la Terre, provenant « principalement d’explosions accidentelles ou volontaires ou du vieillissement des matériaux dans l’espace »
Jérôme Diesnis

J.D.

Selon le Cnes (Centre national d’études spatiales), leur nombre serait d’environ 160 millions. Le nombre de débris spatiaux, depuis le premier satellite artificiel, Sputnik-1, en 1957, n'a cessé de croître. En orbite autour de la Terre, on trouve des satellites opérationnels, dont le nombre (environ 15.700) est exponentiel avec l’entrée dans la danse, ces dernières années, des opérateurs privés dans la danse, au premier rang desquels figure SpaceX d’Elon Musk.

Mais aussi « des satellites en fin de vie, des étages de lanceurs abandonnés ou encore des fragments de toutes tailles », détaille le Cnes. Ils proviennent « principalement d’explosions accidentelles ou volontaires ou du vieillissement des matériaux dans l’espace. » Que faire de ces débris ? Certains d’entre eux sont répertoriés (notamment les 23.200 objets de plus de 10 cm), contrairement aux plus petits d’entre eux, qui en forment aussi l’écrasante majorité.

REACCH inspiré des geckos

Selon le magazine Forbes du 18 septembre, dont l’article a été repéré par Géo, la start-up américaine KMI Space développe une sorte de « nettoyeur » de la pollution spatiale. Cet engin serait capable de déplacer des satellites ou de faire redescendre des déchets spatiaux vers l’atmosphère terrestre afin qu’ils s’y consument sans danger. Il serait opérationnel fin 2028.

Le système, baptisé REACCH, s’inspire des coussinets des geckos et de leur pouvoir d’adhérence sur toutes les surfaces. REACCH utiliserait des bras tentaculaires dont les extrémités seraient dotées de surfaces sur lesquelles s’accrocheront des objets en apesanteur. Une « dépanneuse pour l’espace », explique KMI Space, dont le modèle a déjà été testé à plus petite échelle, avec réussite selon Forbes, par les équipes de la station spatiale internationale pendant deux cents jours, en 2025.

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L’Europe travaille également à nettoyer ses poubelles. L’Agence spatiale européenne a signé en 2020 un contrat avec les Suisses de Clear Space. Ceux-ci devaient initialement ramener sur terre en 2025 l’ancienne fusée européenne Vega… Un engin qui a percuté, en août 2023, un autre débris non identifié, ce qui a rendu sa capture trop périlleuse. Le programme a changé de cible (il s’agit désormais de récupérer le satellite Proba-1) et de date (le 31 décembre 2028).