Etats-Unis: Facebook testera le fact-checking en Allemagne avant les élections

WEB Le réseau social a tiré les leçons des élections américaines…

M.C.

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Les fausses informations fact-checkées seront signalées.
Les fausses informations fact-checkées seront signalées. — FACEBOOK

Face aux fausses informations qui encombrent ses tuyaux et les fils de ses abonnés, Facebook organise sa riposte. Le réseau social, qui avait présenté en décembre des mesures pour lutter contre la propagation des « fake news », s’apprêterait, selon le Financial Times, à les mettre en place dès les prochaines semaines en Allemagne, dans la perspective des élections fédérales de cet été.

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Est-ce un hasard ? Le timing de l’annonce de l’entreprise de Mark Zuckerberg coïncide aussi avec une volonté des autorités allemandes d’éviter un scénario « à l’américaine », avec des élections rythmées par de fausses infos virales sur lesquelles pèsent aussi des soupçons d’ingérence russe. Berlin veut ainsi mettre en place une loi qui forcerait Facebook à effacer les « fake news », sous peine de lourdes amendes pouvant atteindre 500.000 euros.

Groupe de fact-checking local

Le dispositif du réseau social s’appuiera sur les outils déjà présentés en décembre : d’abord la possibilité pour l’utilisateur lambda de signaler un post contenant des informations douteuses. Facebook transmettra alors la publication en question à un groupe de fact-checking local, qui sera pour l’Allemagne l’ONG Correctiv.

Si le fake est confirmé, le post sera alors « marqué », et accompagne d’« un lien vers un article expliquant pourquoi ». Le contenu ne sera pas supprimé pour autant, mais les utilisateurs qui voudront le partager recevront une alerte.

Cet effort devrait être étendu à d’autres pays « prochainement », précise Facebook au site Gizmodo. La France, qui organise des élections présidentielles et législatives en avril, mai et juin prochains, pourrait être un candidat sérieux.