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Moustique OGM: maintenant malaria-proof

Moustique OGM: maintenant malaria-proof

Le paludisme, ou malaria, tue un million de personnes par an et en infecte plus de 250 millions. Le seul moyen de vraiment prévenir cette maladie est d’arrêter les moustiques porteurs du parasite. La meilleure stratégie, autre qu’une bonn...
Gizmodo.fr en partenariat avec 20minutes.fr

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Le paludisme, ou malaria, tue un million de personnes par an et en infecte plus de 250 millions. Le seul moyen de vraiment prévenir cette maladie est d’arrêter les moustiques porteurs du parasite. La meilleure stratégie, autre qu’une bonne moustiquaire, semble être la modification génétique des moustiques porteurs du parasite est de génétiquement modifier les moustiques porteurs.La nouvelle race de moustique anti-malaria est la création des entomologistes de l’Université d’Arizona. Ils ont réussi à altérer le génome du moustique en question de manière à l’immuniser contre le Plasmodium, le parasite uni-cellulaire qui propage la malaria. L’équipe espère remplacer les moustiques sauvages par leurs créations.

La mise au point d’une telle race a été possible par l’insertion d’un morceau de code génétique inséré dans le génome de l’insecte. En remplaçant certaines partie de code dans les oeufs de moustiques, la génération lègue la nouvelle information génétique aux descendants jusqu’à ce que la population entière en bénéficie. La nouvelle information modifie l’enzyme signalétique Akt, crucial dans la réponse immunitaire contre le parasite Plasmodium. Akt réduit aussi la vie des moustiques, ce qui est important car seuls les moustiques les plus matures peuvent transmettre la maladie. Les premiers résultats sont plus que prometteurs car aucun des animaux avec le nouveau code génétique n’a été infecté par le Plasmodium. Chose jamais vue dans la nature.

La plupart des individus infectés par la malaria sont des enfants, et 90% des cas fatals sont en Afrique sub-Saharienne. La bonne nouvelle est que seule la morsure d’un type de moustique du genus Anophèles est dangereuse. Un quart de ce genus est porteur de la maladie. Le parasite Plasmodium est ingéré par les femelles. Le parasite infecte les glandes salivaires et les cellules sporozoites sont transmises dans le sang de la victime.Il n’existe pas de vaccin contre la malaria sur le long-terme. Même si un vaccin venait à être développé, la distribution de celui-ci aux populations qui en ont le plus besoin serait un cauchemar logistique. C’est pour cela que l’alternative proposée par l’Université d’Arizona semble être la plus viable. Reste encore à donner un avantage aux populations génétiquement modifiées pour que celles-ci dominent rapidement.

Nous avions déjà fait un article, mais cette fois-ci les moustiques sont vraiment “malaria-proof”.

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Cet article est réalisé par Gizmodo et hébergé par 20 Minutes.